Le rapport Women, Business and the Law 2026 a été présenté le vendredi 27 mars 2026 à Lomé. Cette publication du Groupe de la Banque mondiale met en lumière les avancées des pays en matière d’égalité économique des femmes. Le Togo s’y distingue en se hissant à la deuxième place en Afrique pour le pilier des cadres juridiques, avec un score de 79,63 sur 100.
Le rapport Women, Business and the Law est une publication phare du Groupe de la Banque mondiale qui évalue les lois et réglementations affectant les opportunités économiques des femmes dans près de 200 économies à travers le monde. Il s’articule autour de plusieurs indicateurs, dont la mobilité, le travail, la rémunération, le mariage, la parentalité, l’entrepreneuriat, les actifs et la retraite.
Présidée par Sandra Ablamba Johnson, ministre secrétaire général de la présidence du Conseil et gouverneur de la Banque mondiale pour le Togo, la cérémonie de présentation a réuni des membres du gouvernement et des partenaires techniques et financiers. La participation de plusieurs responsables, dont le représentant résident du Groupe de la Banque mondiale, Anthony Verheijen a permis de situer les enjeux liés à l’amélioration continue du cadre juridique et institutionnel au Togo.
Dans son intervention, Anthony Verheije a rappelé que cet outil constitue une base d’analyse essentielle pour orienter les réformes et renforcer l’inclusion économique. Pour les autorités togolaises, ce rapport sert également de référence pour évaluer les progrès réalisés et identifier les marges d’amélioration.
Le Togo en progression dans le classement africain
Selon les résultats du rapport 2026, le Togo occupe désormais la deuxième place en Afrique en matière de cadre juridique favorable à l’activité économique des femmes, avec un score de 79,63 sur 100. Il se positionne ainsi derrière l’Île Maurice (82,3 sur 100), mais devant des pays comme la Côte d’Ivoire et le Cap-Vert.
Ce classement traduit les efforts engagés ces dernières années pour moderniser le cadre légal et promouvoir l’égalité des chances. Il reflète notamment les réformes entreprises pour faciliter l’accès des femmes à l’emploi, à l’entrepreneuriat et aux ressources économiques.
« Ces résultats illustrent la volonté des autorités de faire de l’inclusion économique un levier de développement. Il y a donc une nécessité de consolider ces acquis à travers des actions coordonnées entre les différents acteurs publics et privés », a déclaré Dr Sandra Johnson.
Au-delà du classement, le rapport met en évidence les défis persistants, notamment en matière d’application effective des lois et de réduction des inégalités structurelles. Toutefois, la performance enregistrée positionne le Togo comme l’un des pays les plus dynamiques du continent sur cette question.
En se hissant à ce niveau, le pays confirme sa trajectoire ascendante et son engagement à renforcer un environnement juridique favorable à la participation des femmes à la vie économique.
@Gapola





