Une réunion de haut niveau consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en République Démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs s’est tenue les 16 et 17 janvier 2026 à Lomé, en République togolaise. La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la médiation de l’Union Africaine pour le règlement du conflit et de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
La réunion s’est déroulée à l’invitation de Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil de la République togolaise et médiateur de l’Union Africaine. Elle a été présidée par ce dernier et a réuni plusieurs personnalités de premier plan, dont d’anciens chefs d’État africains membres du Panel des Facilitateurs. Parmi eux figuraient Olusegun Obasanjo, Uhuru Kenyatta, Catherine Samba Panza, Mokgweetsi Masisi et Sahle Work Zewde. Des ministres des Affaires étrangères et des représentants de la RDC, du Rwanda, de l’Angola, du Burundi, de l’Ouganda, ainsi que des États Unis d’Amérique, du Qatar, de la France et du Togo ont également pris part aux travaux.
Le président de la Commission de l’Union Africaine, Mahmoud Ali Youssouf, des représentants des Nations Unies, de la Communauté d’Afrique de l’Est, de la SADC, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, du Groupe de contact international et de la société civile ont également participé aux échanges. Les discussions ont permis de faire le point sur les efforts diplomatiques menés au cours des douze derniers mois afin de relancer le dialogue entre les parties au conflit et de favoriser une désescalade durable.
Les participants ont salué les avancées enregistrées à travers plusieurs initiatives internationales, notamment les accords et déclarations signés à Washington en 2025 entre la RDC et le Rwanda, ainsi que le cadre d’intégration économique régionale conclu en novembre de la même année. Les pourparlers de Doha, facilités par l’État du Qatar, ont également été mis en avant, en particulier la Déclaration de principes de juillet 2025 et l’Accord cadre de novembre 2025 en vue d’un accord de paix global.
La réunion a souligné la nécessité de renforcer l’harmonisation et la coordination de l’ensemble des initiatives de médiation afin d’éviter la dispersion des efforts. À cet effet, une révision de l’architecture de la médiation a été actée, avec la mise en place d’un Secrétariat conjoint indépendant en appui technique au Panel des Facilitateurs. Le rôle central de ce panel comme mécanisme d’appui politique à la médiation a été réaffirmé, dans le respect strict du mandat confié par le Médiateur.
Concernant la situation à l’Est de la RDC, les participants ont exhorté les parties à accélérer la mise en œuvre de leurs engagements et à privilégier les moyens pacifiques pour le règlement du conflit. Un soutien renouvelé a été exprimé en faveur du processus de Doha, avec un appel à la reprise rapide des négociations restantes et à la mise en place d’un suivi africain structuré de la mise en œuvre des accords.
Au terme des travaux, plusieurs décisions ont été entérinées, notamment l’affirmation de la centralité de la médiation conduite par le Togo, l’alignement des acteurs sur une architecture de médiation révisée et l’adoption d’un document cadre et d’un plan de travail des Facilitateurs. Les participants ont enfin salué l’engagement du Togo en faveur de la paix et réaffirmé leur détermination collective à œuvrer, de manière coordonnée et responsable, pour une paix durable en République démocratique du Congo et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
@Gapola




