Le gouvernement togolais renforce sa politique environnementale en impliquant directement les collectivités locales dans un vaste programme de reboisement et de résilience climatique. À travers une note officielle adressée aux maires, le ministère en charge de la décentralisation appelle à l’identification urgente de sites à reboiser dans le cadre du projet ProTeRe Togo.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des engagements nationaux en matière de protection de l’environnement. Le document rappelle que le développement forestier constitue désormais une priorité nationale, avec des objectifs ambitieux : « la restauration de 1,4 million d’hectares de paysages forestiers dégradés » et « l’implantation d’un milliard d’arbres sur la période 2021-2030 », afin d’atteindre « un taux de couverture forestière de 26 % à l’horizon 2030 ».
Pour traduire ces orientations stratégiques en actions concrètes sur le terrain, le ministère de l’Environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique, en collaboration avec le ministère délégué chargé de la Jeunesse et des sports, a lancé le projet « Promotion des territoires résilients au climat par le volontariat et l’entrepreneuriat verts au Togo (ProTeRe Togo) ».
Dans ce cadre, les maires sont invités à jouer un rôle central. Le ministre leur demande de « prendre les dispositions nécessaires pour identifier des sites potentiels à reboiser », en mettant l’accent sur des espaces stratégiques et dégradés. Sont notamment concernés « les réserves administratives, les domaines communaux, les berges des rivières et zones de protection des cours d’eau dégradées, les espaces publics urbains ainsi que les forêts communautaires ou les zones dégradées des flancs de montagnes ».
La note fixe par ailleurs un calendrier précis. « La liste des sites identifiés devra parvenir à mon cabinet au plus tard le 13 février 2026 », précise le document, soulignant l’urgence et l’importance accordées à cette phase préparatoire.
À travers cette démarche, les autorités entendent renforcer la lutte contre la déforestation, tout en favorisant l’engagement des jeunes et le développement d’activités vertes locales, au service de territoires plus résilients face aux effets du changement climatique.
@Gapola




