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Togo : à Latékopé, les mandataires fonciers se défendent face aux tensions sociales

Rédigé par : Gapola

À LatéKopé, localité de la commune d’Agoè-Nyivé 6, dans la grande banlieue nord de Lomé, des mandataires fonciers se sont prononcés samedi 14 février 2026, pour apporter des clarifications sur les récentes manifestations et « rétablir les faits ».

Le cœur du différend porte sur des travaux de canalisation entrepris dans une zone marécageuse inscrite au titre foncier N°388 TT, un ensemble de quelque 458 hectares appartenant à la collectivité de Davié-Assomé. Selon les représentants de la collectivité — Aziakou K. Omar, Mlagani D. K. Boniface, Anagblan K. Toublou et Ahonkalekou Koffi — ces travaux sont autorisés par les autorités compétentes depuis juin 2025, après une campagne d’information menée auprès des communautés locales.

Les mandataires expliquent que l’objectif initial des opérations était d’assainir cette zone marécageuse et de canaliser l’eau en direction du fleuve Zio, conformément à un arrêté d’autorisation délivré par l’administration togolaise. Ils assurent que ces travaux ne portent pas atteinte à l’accès à l’éducation ou à l’eau potable pour les populations riveraines — une accusation qui avait déclenché la colère de certains habitants le 8 février dernier et provoqué des mouvements d’humeur.

« Là où on appelle aujourd’hui LatéKopé se trouve dans notre domaine objet du titre foncier », a insisté l’un des mandataires, précisant qu’aucune école ni fontaine publique n’existe à l’intérieur de la parcelle. Selon lui, des acteurs non autorisés ont profité de l’inquiétude ambiante pour vandaliser des infrastructures et tenter de présenter ces actes comme l’expression d’un mécontentement populaire.

Les mandataires ont également souligné la présence d’une autorisation judiciaire valide, allant de la Cour d’appel jusqu’à la Cour suprême du Togo, qui les habilite à poursuivre les opérations sur le terrain. Face aux critiques, ils ont appelé les détenteurs présumés de parcelles dans ce domaine à s’adresser aux huissiers de justice pour faire valoir leurs droits.

Ce dossier, à la fois foncier et social, illustre les tensions persistantes autour de l’aménagement des terres périurbaines au Togo, où des travaux d’infrastructure coexistent souvent avec des revendications communautaires et l’improvisation foncière. Dans ce contexte, la clarification des responsabilités et la transparence des procédures administratives apparaissent plus que jamais comme des éléments clés pour apaiser les populations concernées.

@Gapola

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