Le Togo enregistre une rare performance macroéconomique en Afrique de l’Ouest. Après des années de pressions inflationnistes liées à la pandémie de Covid-19 et aux aléas des marchés internationaux, le taux d’inflation a chuté à 0,4 % en 2025, son niveau le plus bas depuis 2021, selon les données de l’Institut National de la Statistique et des Études économiques et démographiques (INSEED) publiées à Lomé. Cette performance place de nouveau le pays sous le seuil de convergence de 3 % fixé par l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) — un critère scruté de près par les bailleurs régionaux et internationaux.
La tendance baissière de l’indice des prix à la consommation, qui s’est poursuivie en janvier 2026 avec un taux tombé à 0,2 %, traduit une maîtrise durable des prix dans un contexte où nombre de pays de la sous-région peinent encore à contenir les tensions inflationnistes.
« Cette évolution est le fruit de soutenus efforts déployés pour stabiliser les prix et renforcer le cadre macroéconomique », souligne Gentry Akoly, directeur général de l’INSEED.
La baisse des prix est portée en grande partie par les produits agricoles et alimentaires, cœur des dépenses des ménages. Plusieurs denrées de base, comme les fruits, céréales et légumes, ont enregistré d’importantes réductions des prix, reflétant à la fois une amélioration de l’offre et les effets des politiques publiques d’appui à la production vivrière.
Si cette décrue est saluée comme un marqueur de crédibilité économique et de résilience face aux chocs externes, certaines pressions saisonnières persistent, notamment autour des périodes de forte demande. Néanmoins, au terme de l’exercice 2025, le Togo apparaît comme l’un des pays de l’UEMOA ayant le mieux contenu l’inflation, renforçant ainsi la confiance des investisseurs et des partenaires financiers.
@Gapola



