Au Togo, les autorités ont décidé de réagir à la circulation sur les réseaux sociaux d’informations alarmantes évoquant des cas d’enlèvements et de disparitions de jeunes personnes. Dans un communiqué conjoint rendu public vendredi 13 février 2026, le gouvernement annonce la création d’une Commission d’enquête spéciale chargée d’examiner l’ensemble des signalements et de faire la lumière sur ces affaires restées à ce jour non vérifiées.
Placée sous la supervision directe du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Lomé, cette structure, selon les ministres de la Sécurité et de la Justice, vise à démêler le vrai du faux dans un contexte où les contenus numériques circulent rapidement et peuvent susciter l’inquiétude au sein de la population.
Les autorités assurent que toutes les affaires relayées sont désormais examinées systématiquement. Elles ont toutefois mis en garde contre la diffusion de rumeurs non fondées, rappelant que la propagation de fausses informations peut entraver le travail des forces de sécurité et est susceptible de faire l’objet de sanctions pénales.
Dans ce cadre, les populations sont invitées à canaliser leurs signalements par les voies officielles, notamment en contactant les services de sécurité ou en appelant le numéro d’urgence national, le 1014. Selon le communiqué, cette démarche est jugée indispensable pour distinguer les faits avérés des simples soupçons.
Sur le terrain, le gouvernement assure que la surveillance et les patrouilles ont été renforcées dans des zones jugées sensibles, en coordination avec les autorités locales, une mesure présentée comme une réponse opérationnelle visant à rassurer la population et à prévenir toute éventualité criminelle
Alors que la question de la sécurité humaine reste sensible dans plusieurs pays de la région, les ministres concernés ont appelé la population à garder son calme tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à traiter chaque dossier avec rigueur et diligence.
@Gapola



