À la veille du Nouvel An 2026, le président du Conseil de la République du Togo, Faure Gnassingbé a signé un décret portant grâce présidentielle à mille cinq cent onze (1 511) détenus à travers le pays. Cette mesure, prise au cours du dernier Conseil des ministres du 30 décembre 2025, vise notamment à désengorger les prisons, promouvoir la cohésion sociale et offrir une seconde chance aux personnes condamnées pour des délits mineurs, aux détenus âgés, à ceux en fin de peine ou gravement malades.
Le gouvernement indique que la décision s’inscrit dans une logique d’apaisement et de renforcement du vivre ensemble, tout en excluant les personnes condamnées pour des crimes de sang ou des atteintes graves à l’intégrité physique.
La mesure intervient dans un contexte politique marqué par des tensions entre majorité et opposition, ainsi que des appels à l’apaisement national après plusieurs manifestations et contestations de la nouvelle Constitution instaurée en 2024.
Réactions et perspectives
Cette grâce présidentielle a été saluée par certains acteurs politiques comme un signe de volonté d’unité nationale et de dialogue, mais elle suscite aussi des interrogations chez les défenseurs des victimes de crimes graves et certains membres de l’opposition qui estiment que des mesures de justice plus larges sont nécessaires pour la réconciliation et la paix sociale.
Le décret de la grâce présidentielle prend effet immédiatement, permettant à ces milliers de personnes de retrouver leurs familles à l’occasion des célébrations de fin d’année et d’entamer un nouveau chapitre de leur vie.
@Gapola







