Au Togo, les banques et les institutions de microfinance trouvent un terrain de confiance. Paisible et promotrice d’affaires, la capitale Lomé s’affirme comme une place financière de choix en Afrique de l’Ouest.
Portée par une stabilité macroéconomique appréciée, un cadre réglementaire de plus en plus attractif et une position géographique avantageuse, la ville togolaise attire les banques commerciales et les institutions de microfinance en quête d’un environnement propice à l’expansion et à l’innovation financière.
Entre dynamisme du secteur bancaire, essor de la microfinance inclusive et modernisation des services financiers, Lomé s’impose comme un hub où se croisent capitaux, expertises et ambitions régionales. Cette montée en puissance conforte le rôle du Togo comme facilitateur des flux financiers et partenaire crédible pour le financement des économies locales, des PME et des populations traditionnellement éloignées des circuits bancaires classiques.
La microfinance en vogue
Le secteur de la microfinance vit de meilleurs jours. Selon l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Togo (APSFD-Togo), 63 institutions membres sont actives dans le secteur, présentes dans les principales villes et localités rurales. Ces institutions offrent des services d’épargne, de crédit et d’accompagnement financier qui sont destinés aux ménages, aux artisans, aux micro-entrepreneurs.
Il est indiqué qu’à fin 2024, le nombre de bénéficiaires des services de ces institutions est de 4,4 millions, ce qui traduit une hausse de 7,9 % en une année. S’agissant des dépôts collectés sur le territoire, ils se situent à 401,7 milliards de francs CFA, en progression de 9,1 %. Autre indicateur, l’encours de crédits, qui atteint 358,9 milliards de francs.
Fucec-Togo mène les débats. Il est donné comme le leader de la microfinance, avec 167 milliards de francs CFA d’actifs. L’institution rassemble plus de 40 structures et représente 46 % du total sectoriel en 2024. Elle est suivie par Coopec AD-Togo avec 38,4 milliards de francs.
La pluralité des banques
Parallèlement aux institutions de microfinance, les banques qui choisissent Lomé ne s’y installent pas par hasard. Elles y trouvent un écosystème financier en maturation constante, soutenu par des réformes structurelles, une supervision bancaire rigoureuse et une volonté affirmée de faire de la capitale un centre décisionnel régional.
Le paysage bancaire togolais comprend des acteurs locaux et internationaux majeurs comme Ecobank qui est l’un des leaders, Orabank, Bank of Africa (BOA), Nsia Banque, Atlantic Bank, BIA-Togo, Coris Bank International… Ces banques offrent une gamme complète de services, allant des comptes courants aux crédits et sont intégrées dans les projets d’inclusion financière de la région, avec une forte présence à Lomé et dans les autres villes.
Ainsi, de grandes enseignes bancaires aux filiales panafricaines, toutes saluent la qualité du dialogue avec les autorités, la fluidité des procédures et la sécurité juridique offerte aux investissements.
À Lomé, le capital circule avec méthode et la finance s’exerce avec efficacité. C’est cette alchimie entre stabilité, ambition et ouverture qui convainc les banques de faire de Lomé non pas une escale, mais un point d’ancrage durable.







