Depuis plusieurs semaines, le Carrefour Avédji Limousine est devenu le point de chute quasi permanent des éléments de la Brigade motorisée (BM). Du matin jusqu’au soir, ils multiplient les contrôles et interpellent les usagers pour diverses infractions au Code de la route. Défaut de casque, franchissement du feu rouge, usage du téléphone au guidon ou au volant et autres comportements jugés inciviques figurent parmi les motifs les plus fréquents.
La fréquence de ces opérations de la Brigade motorisée ne passe plus inaperçue. À plusieurs moments de la journée, les agents sont visibles au même carrefour, procédant à des contrôles et à des verbalisations. Pourtant, une réalité interpelle de nombreux usagers. Plusieurs feux tricolores du secteur présentent des dysfonctionnements récurrents. Certains ne passent jamais au vert, d’autres restent bloqués au rouge ou cessent tout simplement de fonctionner. Dans ces conditions, beaucoup estiment qu’il serait tout aussi important de rétablir le fonctionnement normal des feux de signalisation afin de réduire les risques d’infractions involontaires.
Le souvenir d’une ancienne polémique refait surface
Cette situation rappelle un épisode qui avait déjà alimenté les débats au Carrefour Avédji Limousine. À l’époque, les opérations de contrôle avaient fait l’objet de vives dénonciations. Le commissaire alors en poste avait notamment été accusé de délivrer de faux reçus aux usagers verbalisés, une affaire qui avait suscité de nombreuses réactions et renforcé la méfiance de certains citoyens. Même si les circonstances ont évolué depuis, ce précédent continue d’alimenter les conversations chaque fois que les contrôles se multiplient dans cette zone.
Les motocyclistes interpellés doivent s’acquitter d’une amende de 5 000 francs CFA voir plus. Dans plusieurs cas, leur engin est conduit au camp de Logopé où ils sont invités à présenter leurs pièces avant de le récupérer. Personne ne conteste la nécessité de lutter contre les comportements dangereux sur la route ni de faire respecter le Code de la route.
En revanche, la répétition quotidienne de ces opérations, combinée aux défaillances persistantes des feux tricolores et au souvenir des controverses passées, nourrit des interrogations sur la manière dont ces contrôles sont conduits et sur la priorité à accorder à la prévention autant qu’à la répression.
Crédit Photo : DSR (Illustration)
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