À Vakpossito, la tranquillité des habitants est de plus en plus mise à rude épreuve. En plein cœur d’une zone résidentielle, le terrain de football synthétique « Benelux Christ » suscite une vive controverse. Implanté à proximité immédiate de plusieurs concessions, cet espace sportif, censé promouvoir les loisirs et le vivre-ensemble, est aujourd’hui pointé du doigt par les riverains pour les nuisances sonores répétées qu’il génère. Cris, chants, instruments de musique et clameurs de supporteurs rythment désormais le quotidien des populations voisines, au point de créer une situation de plus en plus tendue.
Construit à proximité immédiate de plusieurs habitations, le terrain de football synthétique Benelux Christ se trouve, selon les voisins, dans un espace qui n’est pas destiné à accueillir une activité aussi bruyante et fréquentée.
« On ne peut pas implanter un terrain synthétique au milieu des maisons et espérer que tout se passe bien », martèle un riverain. Pour ces habitants, l’erreur est avant tout urbanistique.
Dans ce quartier résidentiel, le calme était jusque-là la norme. Mais depuis la mise en service du terrain, les habitudes ont été bouleversées. Les matchs se succèdent presque quotidiennement, parfois dès midi, une période pourtant réservée au repos pour de nombreuses familles.
Des nuisances sonores incessantes
Sur le terrain, les cris des joueurs, les ordres lancés à haute voix, les chants des supporteurs et l’usage d’instruments musicaux créent une atmosphère assimilable à celle d’un stade. À chaque rencontre, le vacarme envahit les concessions voisines, rendant difficiles la concentration, le repos et même les conversations au sein des ménages.
Malgré une note affichée sur la clôture du terrain, par laquelle la direction invite les clients à limiter le bruit et à éviter les célébrations excessives, les riverains affirment que ces consignes ne sont pas respectées.
« Les cris continuent, les tambours aussi. C’est comme si cette note n’existait pas », regrette une habitante.
Face à cette situation, les voisins disent avoir multiplié les alertes. La direction du terrain a été saisie à plusieurs reprises, tout comme la direction des cultes, dans l’espoir d’une régulation plus stricte des activités. Mais jusqu’ici, ces démarches sont restées sans suite concrète.
Ce manque de réponse renforce la colère et le sentiment d’injustice chez les riverains. Pour eux, les simples appels au calme ne suffisent plus.
« Le problème est structurel. Ce terrain n’a pas sa place ici », insiste un habitant.
Aujourd’hui, le ton s’est durci. De plus en plus de voisins estiment que la seule solution durable est la fermeture du terrain synthétique Benelux Christ, voire sa relocalisation dans une zone appropriée, loin des habitations. À leurs yeux, toute autre mesure ne ferait que repousser le problème sans le résoudre.
À Vakpossito, le conflit dépasse désormais la question du bruit. Il pose celle du respect des normes d’urbanisme, du droit au repos et de la cohabitation harmonieuse entre activités de loisirs et espaces résidentiels. En attendant une décision des autorités compétentes, la tension reste palpable, et les populations riveraines se disent prêtes à aller plus loin pour faire entendre leur voix.
@Gapola



