Les communautés Bè, Agoè-Nyivé et Aflao ont fêté samedi 16 août 2025, à Baguida, Dunenyo Zâ 2025, avec les Sola de la préfecture de la Binah en invités d’honneur. Cette fête traditionnelle qui en est à sa 7ème édition a mobilisé les fils et filles du Grand Lomé, autour des valeurs culturelles et cultuelles des trois (03) communautés.
Célébrée avec faste devant un parterre de personnalités dont Yawa Kouigan, ministre de la Communication, des médias et de la culture, la 7ème édition de Dunenyo Zâ a été un moment d’union et de partage pour les filles et fils des communautés Bè, Agoè-Nyivé et Aflao à Baguida dans la commune Golfe 6.
Placée sous le thème : « Dunenyo Zâ, facteur de promotion de la femme, de la jeunesse et de la valorisation culturelle pour une cohésion sociale », elle a été marquée entre autres par la célébration des adeptes de Dzixosu (Xevioso), des femmes Anana de Bè Hédze, des Avesi (les prêtresses de la forêt), des Ablafo, des chasseurs et de l’Idzombi, la danse des pieds qui sonnent des Sola conduits par Pre Gnadi N’laba, chef canton de Pagouda.
Prenant la parole dans la langue locale Ewe, Togbui Adela Aklassou IV, chef canton de Bè a appelé à la paix au Togo. « C’est un signe important pour nous. Nous devons être ensemble dans la paix et le développement pour porter haut le Togo. Nous voulons que le Togo aille de l’avant », a-t-il indiqué.
Selon Dr Amegan Ayamenou, président du Conseil fédéral de de Dunenyo Zâ, le chiffre 7 qui représente l’édition de Dunenyo Zâ et 3 qui représente le nombre de fois que Bè accueille cette fête sont symboliques.
« Dans les usages tradi-spirituels, ces 2 chiffres sont des symboles très forts dont nous devons tirer des enseignements bénéfiques. D’habitude, nos sociétés africaines, sacralisant ces chiffres que nous retrouvons souvent dans plusieurs civilisations, sont des chiffres magiques pour certains ou sacrés pour d’autres. Ce sont des chiffres supposés porter bonheur », a-t-il expliqué avant d’ajouter que : « Que ces chiffres traduisent la nouvelle dynamique que l’on veut insuffler aux 3 communautés Aflao, Bè et Agoè-Nyivé, de façon à créer l’émergence de ses filles et fils ».
Pour Yawa Kouigan, les traditions togolaises sont vivantes et porteuses d’avenir.
« Dans nos chants, dans nos danses, à travers nos tenues traditionnelles et nos mets se trouvent une infinie richesse culturelle qui nourrit le patrimoine national et forge notre devenir commun. La culture est le ciment de la fraternité et le moteur du développement », a-t-elle déclaré.
Saisissant l’occasion, la ministre de la Communication, des médias et de la culture a appelé la jeunesse togolaise à ne jamais badiner avec la culture, leur culture.
« La culture que nous célébrons avec faste est tout à la fois miroir et boussole. Un miroir reflétant ce que nous avons de plus beau à vous transmettre et qui réside dans le socle de nos valeurs traditionnelles et une boussole vous guidant dans un monde en rapide mutation vers un avenir où vos racines seront votre première ressource pour faire face aux défis de la vie et vous lancer à la conquête de nouveaux horizons, sans jamais perdre le lien sacré avec votre terre. N’oubliez jamais que d’où vous venez vous définit toujours, partout où vous allez », a-t-elle indiqué.
A en croire Mme Kouigan, la culture dispose des plus beaux fils pour tisser la corde de la transmission entre les générations et des meilleurs outils pour construire des passerelles entre les communautés.
Dunenyo Zâ qui se veut une fête culturelle et cultuelle des Bè, Agoè-Nyivé et Aflao, est aussi une célébration sociale qui prône le développement de l’individu et de la société dans laquelle il vit.
@Gapola







