L’association Dzata-Asafo-Gbadja-Habobo a officiellement lancé dimanche 19 juillet 2026, à Amenofé-Attiomé à Lomé, ses activités avec une sortie publique. Cette première sortie publique s’inscrit dans le cadre des festivités de Dunényozan et vise à repositionner les danses traditionnelles comme des outils d’éducation, de cohésion sociale et de transmission des savoirs ancestraux.
La cérémonie qui s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment d’un représentant du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts (MTCA), des chefs traditionnels, de Miss Grand Aflao 2026 et de ses dauphines, ainsi que d’une délégation d’acteurs engagés dans la promotion de la culture et des traditions de Lomé a connu la participation des groupes folkloriques Ekpon de Bè, Dekapopou d’Aflao-Gakli et d’Agbadza Tsitretiti de l’église Mir-Vie International.
Organisée en collaboration avec Miss Grand Aflao et l’Association internationale pour le développement économique et culturel (AIDEC), sous le parrainage de la Fondation FADI, cette initiative est portée par Jules Azanledji, président de l’association Dzata Asafo Gbadja Habobo.
« Nos grands-parents nous ont légué une richesse que les jeunes sont en train de perdre. Il est urgent de la valoriser et de la faire revivre », a-t-il déclaré.
Selon lui, le Gbadja également appelé Dzata ne se limite pas à une simple danse.
« La danse Gbadja ou Dzata n’est pas réservée aux funérailles. Elle apporte réflexion, joie et enseignements, tout en permettant de renouer avec l’héritage de nos ancêtres », a-t-il expliqué.
Prenant la parole, Togbui Ahiabli Atinyi II, N’Goyiyi-Fia d’Aflao-Gakli, a rappelé que le Gbadja est avant tout une expression culturelle, spirituelle et traditionnelle des peuples Ewé.

Pour lui, cette danse ne doit pas être associée exclusivement aux cérémonies funéraires. Elle peut être pratiquée partout où vivent les communautés Ewé et constitue un symbole fort de leur identité culturelle.
Le chef traditionnel a également insisté sur le respect de l’authenticité de cette pratique, estimant qu’un véritable Gbadja ne s’exécute ni avec des tenues modernes ni avec des chaussures, afin de préserver son caractère traditionnel et son identité africaine.
La cérémonie a été marquée par la prestation du groupe Dzata Asafo Gbadja Habobo avec une scène inspirée des pratiques ancestrales montrant la véritable signification du nom du groupe.
Le groupe a présenté une chorégraphie originale mettant en scène cinq danseurs munis d’arcs, de flèches et d’épées. Au rythme des tam-tams et des chants traditionnels, chaque mouvement évoquait les techniques de chasse, les pratiques guerrières et le mode de vie du lion, « Dzata », dans son environnement naturel.
Les prestations ont été poursuivies par le groupe Grand-Kloto de Bobobo, venu de Yokoè, qui a séduit le public avec des démonstrations riches en émotions, en humour et en convivialité.
A en croire Togbui Ahiabli Atinyi II, le Gbadja véhicule des valeurs essentielles.
« Il traduit la volonté, la vie et fait appel à des principes fondamentaux tels que l’union, l’amour et l’harmonie sociale », a-t-il affirmé.
Ce lancement marque ainsi le début d’une initiative porteuse d’espoir pour la sauvegarde du patrimoine culturel national, avec l’ambition de faire rayonner les traditions togolaises bien au-delà des frontières du pays.
Nicole MLAGA
E-Mail: thierryaffanoukoe@gmail.com
Tél : (00228) 92 42 51 78/71 76 79 53. Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Gapola.





