La commune du Golfe 1 veut faire de son budget primitif 2027 un véritable outil de réponse aux préoccupations des populations. Au terme de deux jours de débat citoyen et d’orientation budgétaire, plusieurs priorités se dégagent, notamment les infrastructures, l’assainissement, la lutte contre les inondations, la salubrité et la mobilisation de nouvelles ressources.
La commune du Golfe 1 a achevé, vendredi 2 octobre 2026, sa séance de débat citoyen et d’orientation budgétaire, ouverte la veille au Centre communautaire de Bè par le maire, Joseph Koamy Gbloekpo Gomado. Pendant deux jours, citoyens, conseillers municipaux, chefs traditionnels et représentants des Comités de développement de quartier (CDQ) ont échangé sur les principaux défis de la commune et les actions à intégrer dans le budget primitif de l’exercice 2027.
Cette démarche participative vise à associer davantage les populations et les élus locaux au processus d’élaboration du budget communal. Elle doit permettre de mieux prendre en compte les besoins exprimés sur le terrain et de renforcer la participation citoyenne dans la gestion des affaires locales, conformément à l’esprit de la décentralisation.
Les infrastructures en tête des priorités
La deuxième journée a été consacrée au débat d’orientation budgétaire avec les conseillers municipaux, autour notamment de la présentation et de l’examen du rapport d’orientation. Les échanges ont permis de dégager les grandes lignes devant guider l’élaboration du budget 2027.
Parmi les principales priorités figure l’amélioration des infrastructures. Pour les conseillers municipaux, les choix budgétaires devront tenir compte des projets communaux, des recommandations du Plan de développement communal (PDC), mais aussi des attentes exprimées par les habitants.
La conseillère municipale Mokpokpo Dosseh a insisté sur le rôle du conseil municipal dans l’orientation de l’action de l’exécutif.
« Les conseillers, conseillères et élus que nous sommes, nous devons donner les orientations parce que l’exécutif exécute les décisions du conseil », a-t-elle expliqué.
Elle a également souligné la nécessité de veiller à ce que les orientations du PDC soient effectivement prises en compte dans la construction du budget 2027.
De son côté, le conseiller municipal Dodji Ameognjne a placé les infrastructures parmi les priorités majeures.
« La priorité à notre niveau, c’est les infrastructures premièrement, les infrastructures et également les projets, les différents projets que la population hier avait relevés », a-t-il déclaré.
Le secteur privé appelé à contribuer au développement local
La mobilisation des acteurs économiques implantés dans la commune constitue également un enjeu important. Les conseillers municipaux souhaitent notamment renforcer la contribution des entreprises aux projets de développement local.
À cet effet, Dodji Ameognjne a appelé les sociétés présentes sur le territoire communal à accompagner davantage les initiatives de la municipalité, citant notamment le Port autonome de Lomé.
« Nous faisons un clin d’œil aux sociétés qui sont sur nos territoires, de participer également à la gestion de notre commune […] pour participer aux projets », a-t-il souligné.
Pour la municipalité, une implication accrue des acteurs économiques pourrait contribuer à renforcer les capacités de financement des projets locaux.
Inondations et assainissement : des réponses attendues
Les problèmes d’inondation ont également occupé une place importante dans les discussions. La question de l’acquisition de motopompes figure notamment parmi les préoccupations soulevées. Ces besoins devront être examinés lors de la prochaine session budgétaire afin d’identifier les solutions techniques permettant d’améliorer la gestion des eaux et de réduire les impacts des inondations.
L’assainissement et la lutte contre l’insalubrité ont également été largement évoqués. La première adjointe au maire, Ayawavi Djigbodi Dagban-Zonvidé, a reconnu l’ampleur du défi.
« Le débat a été fructueux, les populations se sont exprimées librement. Elles ont surtout mis l’accent sur l’insalubrité qui devient persistante dans notre commune », a-t-elle indiqué.
Face à cette situation, la commune annonce la mise en place prochaine d’un service public de salubrité, dont le démarrage est prévu dans les prochains mois.
La question des ressources au cœur des préoccupations
Au-delà des besoins identifiés, la capacité de financement demeure un défi majeur pour la commune. La municipalité entend ainsi explorer de nouvelles sources et niches de financement afin de disposer des ressources nécessaires à la réalisation de ses projets.
« Nous avons beaucoup de défis et de projets, mais ce qui nous manque, ce sont les ressources », a relevé Ayawavi Djigbodi Dagban-Zonvidé.
Dans cette perspective, la première adjointe au maire a évoqué la nécessité d’engager des discussions avec le Port autonome de Lomé afin d’examiner les possibilités d’accompagnement des efforts de développement de la commune.
Vers l’examen du projet de budget 2027
Au terme de ces deux journées de concertation, les préoccupations exprimées par les populations et les orientations formulées par les conseillers municipaux doivent désormais alimenter le processus d’élaboration du budget primitif 2027.
Infrastructures, assainissement, lutte contre les inondations, amélioration de la salubrité et mobilisation de nouvelles ressources constituent ainsi les principaux axes ressortis des échanges.
La prochaine étape est prévue à partir du 5 octobre 2026, avec l’examen du projet de budget de la commune pour l’exercice 2027.
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