La France a officiellement demandé à ses ressortissants présents au Mali de quitter le pays dès que possible, quelques jours après les attaques coordonnées du 25 avril qui ont visé plusieurs villes et positions stratégiques. Dans une mise à jour de ses conseils aux voyageurs publiée le 29 avril, le ministère français des Affaires étrangères estime que la situation sécuritaire reste extrêmement volatile et recommande aux citoyens français encore sur place d’organiser leur départ par les vols commerciaux disponibles.
Les attaques du 25 avril figurent parmi les plus importantes enregistrées ces dernières années au Mali. Dès l’aube, des explosions et des échanges de tirs ont été signalés à Bamako, Kati, Gao, Mopti, Sévaré et Kidal. Des sites militaires, des infrastructures stratégiques ainsi que des zones proches de l’aéroport de Bamako ont été ciblés. L’armée malienne a affirmé avoir repoussé plusieurs assauts et lancé des opérations de ratissage dans les zones concernées.
L’offensive a été revendiquée par le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans, affilié à Al-Qaïda, en coordination avec le Front de Libération de l’Azawad. Cette coopération entre groupes jihadistes et rebelles séparatistes a été largement relevée par les observateurs comme un fait marquant de cette séquence sécuritaire.
Le bilan officiel communiqué dans l’immédiat faisait état de seize blessés. Les autorités maliennes ont également annoncé la neutralisation de plusieurs centaines d’assaillants, un chiffre qui n’a pas pu être confirmé de manière indépendante. Dans les heures qui ont suivi, la mort du ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, a été annoncée après une attaque contre sa résidence à Kati. Deux jours de deuil national ont été décrétés.
Face à la gravité de la crise, le président de la transition, Assimi Goïta, est intervenu publiquement pour la première fois depuis les événements. Dans une adresse à la nation, il a assuré que la situation était sous contrôle et promis la poursuite des opérations militaires jusqu’à la neutralisation complète des groupes armés responsables des attaques. Il a salué la réactivité des forces armées et appelé la population au calme.
La décision française de demander le départ de ses ressortissants intervient dans ce contexte d’incertitude sécuritaire persistante.
@Gapola






