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Les États-Unis ont officiellement quitté l’OMS

Rédigé par : Gapola

Les États-Unis ne font désormais plus partie de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le retrait américain est devenu effectif jeudi 22 janvier 2026, à l’issue d’un processus d’un an engagé par l’administration américaine, conformément aux règles de l’organisation internationale.

La décision trouve son origine dans un décret présidentiel signé par Donald Trump en janvier 2025, notifiant officiellement l’intention des États-Unis de se retirer de l’OMS. Selon les statuts de l’organisation, un délai d’un an est requis entre l’annonce du retrait et sa mise en œuvre effective. Ce délai est désormais arrivé à son terme.

Avec ce retrait, les États-Unis cessent toute participation aux instances de gouvernance de l’OMS, ainsi qu’aux comités techniques et aux mécanismes de décision. Les contributions financières fédérales versées à l’organisation ont été interrompues, et la majorité des personnels américains détachés auprès de l’OMS ont été rappelés.

Membre fondateur de l’OMS depuis 1948, les États-Unis en étaient historiquement le principal contributeur financier, jouant un rôle central dans les programmes de lutte contre les pandémies, de vaccination et de surveillance sanitaire mondiale.

Un retrait juridiquement effectif, mais politiquement débattu

Sur le plan juridique, le retrait américain est considéré comme terminé. Toutefois, la situation reste marquée par certaines zones d’ombre. L’OMS affirme que les États-Unis auraient encore des cotisations impayées, dont le montant exact fait l’objet d’estimations variables. Ces dettes pourraient donner lieu à des discussions ultérieures entre les deux parties.

Par ailleurs, des formes limitées de coopération technique entre agences américaines et l’OMS pourraient subsister, en dehors de tout cadre institutionnel formel.

Le retrait américain constitue un événement majeur pour la gouvernance mondiale de la santé. Il soulève des inquiétudes quant à la capacité de coordination internationale en cas de nouvelles crises sanitaires, notamment en matière de partage de données, d’alerte précoce et de réponse aux pandémies.

À Genève, l’OMS a regretté la décision américaine, rappelant l’importance d’une coopération multilatérale renforcée face aux menaces sanitaires globales. De son côté, Washington justifie ce retrait par des désaccords structurels et stratégiques avec l’organisation.

Si ce départ marque une rupture historique, plusieurs observateurs soulignent qu’un retour des États-Unis à l’OMS reste juridiquement possible à l’avenir, sous réserve d’une nouvelle décision politique.

@Gapola

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