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Togo: l’opposition réclame l’ouverture d’une transition politique

Rédigé par : Gapola

Au Togo, plusieurs formations de l’opposition, regroupements politiques et organisations de la société civile veulent faire de l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao un nouveau point de départ dans la crise politique. Réunis mardi 25 août 2026, à Lomé, les opposants au régime de Faure Gnassingbé ont présenté un mémorandum proposant une sortie de crise fondée notamment sur le retour à la Constitution de 1992 et l’ouverture d’une période de transition politique.

Le document rassemble plusieurs composantes de l’opposition, notamment des formations membres du Cadre national de concertation pour le changement, ainsi que d’autres regroupements politiques et organisations de la société civile. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la contestation persistante de la réforme constitutionnelle adoptée en 2024 et de l’architecture institutionnelle qui en découle.

Les signataires invoquent l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao

Pour les auteurs du mémorandum, la décision rendue par la juridiction communautaire doit conduire à remettre en cause les institutions issues de la nouvelle Constitution. Ils estiment que l’arrêt ouvre la voie à un retour à l’ordre constitutionnel antérieur.

« L’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO juge illégales et illégitimes la 5e République et toutes les institutions qui en découlent », affirme ainsi la déclaration. Les signataires en déduisent la nécessité d’un retour à la Constitution de 1992 et de l’ouverture d’une période de transition.

Sur le plan juridique, cette interprétation est toutefois contestée. Des analyses publiées après la présentation du mémorandum soulignent que l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao n’a pas, en tant que tel, annulé la Constitution togolaise de 2024 ni ordonné la mise en place d’une transition.

La revendication de l’opposition relève donc aussi d’une lecture politique des conséquences de cette décision.

Une transition pour rétablir l’ordre démocratique

La transition réclamée par les signataires aurait pour mission de conduire des réformes institutionnelles et de restaurer, selon eux, l’État de droit. Ils évoquent également les questions sociales et sécuritaires, ainsi que la situation des personnes détenues pour des motifs politiques et celle des Togolais vivant en exil.

« L’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO ayant déclaré illégale et illégitime la réforme constitutionnelle de 2024 et les institutions qui en sont issues, cela impose l’ouverture d’une transition politique », soutient le mémorandum.

Les auteurs demandent par ailleurs à la communauté internationale — notamment l’Union africaine, la Cédéao, l’Union européenne, les États-Unis et les Nations unies — d’accompagner le Togo dans ce processus. Ils appellent enfin à une mobilisation citoyenne pour restaurer l’ordre constitutionnel.

Cette initiative traduit surtout une volonté de rapprochement entre plusieurs composantes d’une opposition longtemps divisée. Reste désormais à savoir si cette convergence autour de la revendication d’une transition pourra se transformer en véritable rapport de force politique face au pouvoir togolais.

@Gapola

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