Le dossier des bars et occupants installés le long de la plage de Golfe 1 connaît un nouveau rebondissement. Engagée depuis 2023, la procédure de libération des lieux a donné lieu à plusieurs mises en demeure, moratoires et séances de concertation entre la mairie et les exploitants concernés. Malgré les délais successifs accordés, les autorités maintiennent l’objectif de restituer le domaine public maritime conformément à la réglementation en vigueur.
Selon les informations recueillies, le premier ultimatum adressé aux occupants de la plage remonte à novembre 2023. À cette période, la mairie de Golfe 1 demande aux exploitants de libérer les lieux après les fêtes de fin d’année, soit en janvier 2024.
En mars 2024, les occupants, regroupés en association, saisissent la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) afin d’obtenir un moratoire. Reçus par l’institution ainsi que par le ministère de l’Administration territoriale, ils bénéficient d’un plaidoyer favorable : un délai supplémentaire leur est accordé jusqu’à fin décembre 2024, avec un déguerpissement prévu pour fin janvier 2025.
Dans la continuité de cette procédure, la mairie adresse une mise en demeure officielle N°210/2024/RM/PG/CG1-SG, signée le 7 novembre 2024. Le document somme les occupants de libérer l’espace public au plus tard le 31 janvier 2025.
À l’expiration du délai fixé, le 31 janvier 2025, les occupations ne sont pas levées. Les exploitants saisissent de nouveau la CNDH en mars 2025 pour solliciter un dernier moratoire. Un nouveau délai leur est alors accordé jusqu’à fin décembre 2025.
Selon des sources municipales, depuis octobre 2024, la commune ne perçoit plus de taxes municipales auprès des occupants concernés, en raison de l’ultimatum de déguerpissement en cours.
Nouveau rappel et échéance fixée à février 2026
Face au maintien de la situation, la mairie de Golfe 1 adresse une nouvelle correspondance officielle, lettre N°152/2025/RM/PG/CG1-SG en date du 16 décembre 2025. Celle-ci rappelle les précédentes mises en demeure et fixe un nouveau délai butoir au 28 février 2026 pour la libération effective des lieux.
Le courrier précise qu’au-delà de cette date, une expulsion serait engagée « par toutes voies réglementaires en vigueur ».
Dans un esprit d’apaisement, les autorités municipales convoquent les occupants à une rencontre d’échanges tenue le 19 février 2026 au Centre Communautaire d’Adakpamé. Au terme de cette réunion, il est rappelé que la première mise en demeure remonte à novembre 2023 et que les exploitants ont disposé de plus d’un an pour anticiper leur départ.
Une réunion interministérielle se tient le jeudi 26 février 2026 au ministère de l’Administration territoriale. Y participent notamment les ministres en charge de l’Administration territoriale, de l’Environnement, de la Sécurité, de l’Économie numérique, le ministre secrétaire général du gouvernement, le Gouverneur du District Autonome du Grand Lomé (DAGL), ainsi que le directeur général de l’ANASAP.
À l’issue des échanges, il est demandé une harmonisation des actions de libération du littoral dans les communes de Golfe 1, 4 et 6, ainsi que dans les communes des Lacs 1 et 3. Cette coordination a conduit au sursis de l’intervention initialement envisagée pour le 28 février 2026.
Les autorités municipales soulignent avoir privilégié la concertation et le dialogue social tout au long de la procédure, en accordant plusieurs moratoires successifs à la demande des occupants et à la suite des médiations de la CNDH.
Elles rappellent toutefois que la libération du domaine public maritime répond à des impératifs d’aménagement du littoral, de sécurité et de respect de la réglementation en vigueur.
À ce stade, la date du 28 février 2026 reste la référence officielle pour la libération des lieux, dans l’attente des décisions coordonnées au niveau national.
@Gapola






