Le Général Ata Foly Satchivi, l’un des prisonniers politiques et d’opinion récemment libérés, a apporté lundi 02 février 2026, des précisions sur la situation juridique des personnes sorties de prison le 31 décembre 2025. Dans une déclaration faite à l’issue d’une démarche administrative au bureau du Doyen des juges d’instruction, il a tenu à lever toute ambiguïté concernant leur statut.
Selon lui, les anciens détenus restent soumis à un contrôle judiciaire strict, lequel impose notamment une obligation de présence mensuelle.
« Chaque premier lundi du mois, nous devons, en effet, tous autant que nous sommes, prisonniers politiques et d’opinion, nous pointer au bureau du Doyen des juges pour marquer notre présence sur le territoire national », a-t-il expliqué.
Le Général Ata Foly Satchivi a également démenti les rumeurs persistantes faisant état d’une grâce présidentielle.
« J’ai entendu certains dire que nous avons été graciés. Ce n’est pas le cas. Nous avons simplement bénéficié d’une liberté provisoire », a-t-il précisé sur sa page Facebook.
Cette mise en liberté provisoire fait suite à une demande collective introduite le 28 décembre 2025 par soixante-dix détenus, à laquelle les autorités judiciaires ont répondu favorablement. Une clarification importante, selon lui, dans un contexte où la désinformation tend à brouiller la compréhension de la situation réelle des anciens prisonniers.
Lors de ce contrôle, plusieurs figures bien connues du mouvement citoyen et politique étaient également présentes, notamment Narcisse Essowè Tchala alias Aamron, Amavi Katanga, Armand Agbleze, Oseï Agbagnon, René missode, Dora dougbedji, Sallah Ekoué, Hounkpati, Avognon, Lito et Timalagou Florent.
Ce moment a permis, selon le Général, de partager souvenirs, nouvelles personnelles et réalités du quotidien depuis la sortie de prison.
Sur le plan social, le constat demeure préoccupant. L’ancien président de la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants informe que la situation globale de chacun des prisonniers politiques et d’opinion libérés est identique. Mais ils ne pouvaient mieux espérer car la détention n’avait pas été suivie d’une amélioration des conditions de vie.
Il insiste sur la précarité persistante de nombreux ex-détenus, rejetant l’idée selon laquelle certains auraient subitement accédé à une situation financière confortable.
« Des gens qui ont MINOU, quand on voit, on sait », a-t-il lancé, dénonçant par ailleurs ce qu’il qualifie de tentatives de manipulation politique à travers des aides intéressées.
Le Général Ata Foly Satchivi met en garde contre l’instrumentalisation des solidarités et appelle à une distinction claire entre reconnaissance personnelle et engagement politique.
« On peut aider l’autre sans rien attendre en retour. La reconnaissance doit être distinguée de la redevabilité politique », a-t-il conclu.
Comme si cela ne suffisait pas, M. Satchivi annonce une nouvelle prise de parole publique prévue le 5 février à 20 heures GMT, laissant entendre que d’autres clarifications pourraient alors être apportées sur la situation des prisonniers politiques et d’opinion au Togo.
@Gapola




