L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) s’est exprimée officiellement jeudi 08 janvier 2026, à propos de la grâce présidentielle accordée par Faure Gnassingbé à 75 détenus qualifiés de prisonniers politiques. Dans une déclaration rendue publique, le parti dirigé par Jean-Pierre Fabre considère cette décision du président du Conseil togolais comme une avancée significative dans le combat pour la sauvegarde des libertés publiques et le respect de l’État de droit.
Principale formation de l’opposition, l’ANC se félicite de la remise en liberté de ces personnes arrêtées dans un climat politique tendu, marqué par des contestations récurrentes.
Selon le parti, cette mesure vient répondre à une forte mobilisation des familles, de la société civile ainsi que de plusieurs acteurs internationaux, et procure un soulagement réel aux proches des détenus concernés.
Toutefois, l’ANC estime que cette décision ne doit pas occulter les dysfonctionnements profonds du système politique et judiciaire togolais. Le parti insiste sur le fait que ces citoyens n’auraient jamais dû être privés de liberté, leur arrestation et leur détention constituant, selon lui, de graves violations des droits humains et des principes démocratiques.
Dans son communiqué signé par Jean-Pierre Fabre, l’ANC rappelle que si la libération des prisonniers politiques est un acte attendu de justice, elle ne saurait réparer les souffrances endurées ni effacer les atteintes répétées aux libertés fondamentales. Le leader de l’opposition souligne également que les problèmes liés à l’impunité, aux arrestations arbitraires et à l’instrumentalisation de la justice restent entiers.
Face à cette situation, l’ANC appelle les autorités à engager des réformes profondes et à initier un dialogue politique véritablement inclusif. Le parti exhorte le pouvoir à dépasser ce qu’il considère comme un geste encore insuffisant et à mettre un terme définitif aux interpellations à caractère politique.
Jean-Pierre Fabre et le bureau national de l’ANC estiment qu’un dialogue sincère entre tous les acteurs politiques demeure la seule voie capable de favoriser un apaisement durable du climat sociopolitique. À défaut d’une refonte du cadre institutionnel et judiciaire, avertit le parti, les mêmes pratiques risquent de se répéter avec les mêmes conséquences.
Enfin, l’ANC appelle à inscrire la libération des détenus politiques dans une démarche globale de réconciliation nationale et de restauration de la confiance entre l’État et les citoyens. Il invite les autorités à poser des actes concrets en faveur de la démocratie, d’une justice indépendante et du respect des droits civils, afin que cette décision marque un véritable tournant politique et non une simple mesure circonstancielle.
@Gapola







