La 2ème édition de la Grande Rencontre des Compliance et Risk Officers a été ouverte mardi 08 juillet 2025, à Lomé, par Georges Barcola, ministre de l’Économie et des Finances. Organisé par l’Association Togolaise des Compliance Officers (ATCO), elle veut faire de Lomé, le pôle régional de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) et promouvoir une culture de conformité dans les institutions publiques et privées.
Placée sous le thème : « La conformité, le risque et l’audit : les garanties d’un système financier résilient face au blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Afrique », elle mobilise plus de 600 experts en conformité, audit et gestion des risques de 42 pays, sur la coopération internationale en matière de LBC/FT, les signaux d’alerte en matière de blanchiment, et la conformité à l’ère des crypto-actifs.
« Cette grande rencontre aurait pu être appelée celle des assujettis, au sens du GAFI, car elle regroupe tous les acteurs tenus d’appliquer les dispositifs de lutte. Banques, assurances, avocats, notaires, huissiers, experts comptables, prestataires d’actifs virtuels, et même les organisations à but non lucratif », a indiqué Me Nikada Batchoudi, président du CO et de l’ATCO avant d’ajouter : « L’année prochaine sera celle de la consécration, avec pour ambition de faire de Lomé, le siège africain de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) ».
Selon Tchaa Bignossi Aquiteme, président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF-Togo), il faut plus de moyens pour une lutte efficace dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).
« Il est urgent de renforcer les partenariats public-privé et d’intégrer des solutions technologiques innovantes pour détecter et signaler les transactions suspectes », a-t-il appelé.
Réunissant d’experts africains et européens, la rencontre de Lomé va permettre d’outiller les participants sur la conformité pour répondre aux défis d’un environnement financier en mutation, marqué par l’émergence des actifs numériques et la sophistication des réseaux criminels.
Ouverte par le ministre Barcola qui a affiché la volonté politique du gouvernement togolais, sous la direction du président du Conseil, Faure Gnassingbé, l’initiative vise entre autres à faire de Lomé, un pôle régional dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).
« Le dispositif togolais progresse. Il repose sur une collaboration étroite entre le secteur privé et les autorités publiques. Le prochain défi, c’est l’efficacité : il faut empêcher les criminels de profiter des failles du système financier », a-t-il expliqué.
En effet, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme sont des menaces systémiques pour l’Afrique.
Le continent perd chaque année des milliards de dollars en flux financiers illicites, ce qui freine son développement, comme le soulignent les chiffres alarmants du rapport de la CEA-ONU et du panel de haut niveau de l’Union africaine.
@Gapola






