L’Ordre National des Architectes du Togo (ONAT) a tenu mercredi 29 avril 2026, à Lomé, une conférence de presse consacrée à la présentation officielle du Tableau de l’Ordre édition 2026. Cette rencontre d’information s’inscrit dans une dynamique de vulgarisation des textes réglementaires qui encadre l’exercice du métier d’architecture et du rôle de l’architecte auprès du grand public.
L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs personnalités, notamment du président du Conseil Supérieur de l’Ordre (CSO 2025-2027), Péyébinesso Limazie, le secrétaire général du CSO et architecte libéral, Sonya Fifonsi Tomegah, le commissaire aux activités du CSO, Yawo Marcel Aziako, ainsi que la gouverneure du District Autonome du Grand-Lomé (DAGL), Zouréhatou Kassah-Traoré. Étaient également présents le directeur général de l’Ecole Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU), Malam Boukar Awakrou, des élus locaux, des représentants d’institutions, des architectes en exercice légal notamment Eklu A. Patrick Amendah, ainsi que des étudiants en architecture.
Au cœur de cette conférence, la présentation du Tableau de l’ONAT 2026, un document de référence qui recense l’ensemble des architectes autorisés à exercer sur le territoire national.
Selon Péyébinesso Limazie, ce tableau constitue un outil essentiel de régulation et de transparence, intégrant les architectes inscrits à l’Ordre, les cabinets agréés, ainsi que les architectes stagiaires en formation.
Pour l’année 2026, le tableau fait état de 168 architectes répartis comme suit : 143 hommes et 25 femmes, dont des fonctionnaires, des architectes exerçant en libéral au sein de cabinets, des professionnels en freelance, reflétant une diversité croissante au sein de la profession, bien que des efforts restent à fournir en matière de représentation féminine, encore faible au sein de la profession. Parmi ces professionnels, figurent 9 architectes stagiaires, illustrant ainsi le renouvellement continu de la profession.
L’ONAT a également répertorié 68 cabinets d’architecture, illustrant le dynamisme progressif du secteur au Togo.
Prenant la parole, le président du CSO a rappelé l’importance du métier d’architecte dans tout projet de construction.
« L’architecte veille à concilier économie, fonctionnalité, sécurité, durabilité et esthétique, afin de concevoir des espaces qui améliorent durablement le cadre de vie », a-t-il souligné.
Recourir à un architecte, a-t-il insisté, revient à faire le choix de l’expertise, de la rigueur et de la créativité, tout en garantissant une conception conforme aux normes en vigueur et adaptée à l’environnement.
Au-delà de la présentation du tableau, la conférence a également été l’occasion de sensibiliser le public sur les risques liés à l’exercice illégal de la profession tout tant mettant l’accent sur la loi N°90-02 relative à la profession d’architecte et le décret 94-117/PMRT portant code déontologique des architectes qui dispose que nul ne peut exercer la profession d’architecte au Togo s’il n’est pas inscrit au tableau de l’ONAT, et toute personne portant illégalement le titre d’architecte ou usant des termes susceptibles d’entretenir la croyance erronée à la qualité d’architecte sera puni d’un emprisonnement et ou d’une amende.
Pour l’ONAT, avant toute collaboration avec un architecte, la population doit vérifier si celui-ci est inscrit au tableau de l’Ordre.
« Nous constatons plusieurs cas d’exercice illégal de la profession au Togo. Cette conférence de presse vise également à sensibiliser la population avant de faire appel à un architecte, il est indispensable de vérifier son inscription au tableau de l’Ordre. Le non-respect des textes réglementaires constitue un exercice illégal de la profession », a expliqué Sonya Tomegah.
Les échanges avec les participants ont permis de mieux comprendre les réalités et les exigences du métier d’architecte. Ils ont également mis en lumière certains défis, notamment la faible présence des femmes dans la profession.
Par ailleurs, les responsables de l’ONAT ont annoncé des perspectives d’expansion institutionnelle, avec la mise en place prochaine de structures administratives de l’architecture dans les 117 communes du Togo, dans le but de rapprocher davantage les services de l’Ordre des populations.
La démarche vise à renforcer la visibilité de la profession, améliorer l’accès à l’information et promouvoir une pratique encadrée et conforme aux normes.
Dans un contexte où les projets de construction se multiplient, il apparaît nécessaire d’associer les architectes aux projets pour garantir la qualité, la sécurité et la durabilité du cadre bâti au Togo.
Nicole MLAGA









