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” Quelle urgence ? ” — Koffi Yamgnane critique la tournée solitaire de Brigitte Adjamagbo-Johnson dans les Savanes

Rédigé par : Gapola

La décision des autorités togolaises empêchant Brigitte Adjamagbo-Johnson, députée à l’Assemblée nationale togolaise de circuler dans les Savanes dans le cadre de sa tournée parlementaire, continue de susciter de vives réactions dans l’opinion publique. Cette région du nord Togo, confrontée à des incursions terroristes venues du Sahel, a déjà enregistré de nombreuses pertes parmi les forces de défense et les populations civiles.

Dans ce contexte marqué par l’insécurité et des attaques terroristes, Koffi Yamgnane appelle à la retenue et à l’unité nationale.

« Le droit et la raison. Depuis quelques jours, des blogueurs togolais critiquent sévèrement le pouvoir politique pour avoir empêché une députée de l’opposition de se rendre dans la Région des Savanes, région envahie par les barbares venus du Sahel. Dans cette région, des dizaines de soldats et de civils togolais ont trouvé la mort lors de multiples attaques », a-t-il déclaré.

Pour lui, la priorité doit rester la cohésion nationale face à la menace terroriste.

« Dans ces conditions, il est essentiel, y compris en régime démocratique, que la Nation soit unie face à ses ennemis, pouvoir et opposition réunis », a insisté Koffi Yamgnane, estimant que toute initiative politique dans une zone de guerre doit être encadrée par les autorités compétentes.

Le politique s’interroge également sur l’opportunité d’un déplacement individuel dans un contexte aussi sensible.

« Dès lors, qu’est-ce qui justifie l’urgence d’un déplacement d’une députée en solitaire dans cette région de guerre ? En tout état de cause, la Chambre des députés aurait pu demander aux services de défense et de sécurité d’accompagner ses membres le temps de cette visite. Il faut toujours respecter le droit et savoir raison garder », a-t-il conclu.

Cette prise de position relance le débat sur l’équilibre entre libertés politiques et impératifs sécuritaires, alors que la région des Savanes demeure sous haute surveillance militaire.

@Gapola

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