Accueil » Togo : le CNCC dénonce une « mascarade » et exige l’exécution immédiate de l’arrêt de la Cour de la CEDEAO

Togo : le CNCC dénonce une « mascarade » et exige l’exécution immédiate de l’arrêt de la Cour de la CEDEAO

Rédigé par : Gapola

Alors que le régime en place tente de contrer une décision de justice communautaire par une contre-offensive médiatique, le Cadre National de Concentration pour le Changement (CNCC) monte au créneau. Dans un communiqué cinglant daté du 30 octobre 2026, le CNCC dénonce une tentative de « justifier l’injustifiable » et appelle à une mobilisation générale pour le retour à l’ordre constitutionnel.

La tension monte d’un cran au Togo. Au cœur de la tourmente : la décision de la Cour de justice de la CEDEAO, qui a récemment condamné une violation de la Charte africaine de la démocratie (CADEG) suite au changement constitutionnel controversé de 2024.

Lire aussi : Kovié : Mgr Gaglo veut donner au sanctuaire un aménagement à la hauteur de son rayonnement spirituel

Face à cette décision, le CNCC ne mâche pas ses mots. L’organisation fustige avec « indignation » les « contorsions du régime RPT-UNIR » visant à délégitimer l’instance judiciaire régionale. Le point d’orgue de cette contre-offensive gouvernementale ? Un colloque organisé les 29 et 30 octobre à l’Université de Lomé. Pour le CNCC, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une « manœuvre » destinée à discréditer la Cour de justice de la CEDEAO sous couvert de défense d’une « prétendue souveraineté nationale ».

Une exigence claire : l’application de l’arrêt ECW/CCJ/JUD/01/26

Le CNCC salue la notification officielle de la décision adressée au ministre togolais de la Justice. Cette relance de la Cour de justice, référence ECW/CCJ/JUD/01/26, acte la violation par le Togo de l’article 23 de la CADEG. Pour l’organisation, cette décision est le préalable indispensable à toute normalisation politique.

Le mouvement exige donc « l’exécution immédiate et intégrale » de cet arrêt, qu’il considère comme la « condition essentielle au rétablissement de l’ordre démocratique au Togo ». Un ton ferme qui traduit une impatience croissante face à ce que l’opposition qualifie de dérive autoritaire.

Appel à la pression internationale et à la vigilance citoyenne

Au-delà des frontières togolaises, le CNCC en appelle à la pression diplomatique. L’organisation interpelle directement le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA). Elle lui demande de se saisir sans délai de la situation et d’activer les mécanismes prévus par la CADEG (articles 24 et 25) pour rétablir l’ordre démocratique.

La communauté internationale et les partenaires du Togo sont également exhortés à « soutenir fermement la justice communautaire » et le peuple togolais dans sa lutte contre la dictature.

Sur le plan interne, l’heure est à la mobilisation. Le CNCC invite les populations, l’opposition démocratique, la société civile et la diaspora à rester « vigilantes, mobilisées et déterminées jusqu’à l’avènement du changement démocratique ».

« Le droit a parlé, le peuple vaincra »

Avec un slogan résolument combatif : « Debout pour la terre de nos aïeux : le droit a parlé, le peuple vaincra, la dictature tombera ! », le CNCC place le régime face à ses responsabilités : celle de respecter les engagements internationaux ou de faire face à une contestation populaire grandissante, portée par l’espoir d’une justice transnationale.

@Gapola

E-Mail: thierryaffanoukoe@gmail.com

Tél : (00228) 92 42 51 78/71 76 79 53. Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Gapola.

A lire aussi...

Laissez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. AcceptER Lire Plus....

Politique de confidentialité et de cookies