Le Burkina-Faso et le Mali n’en finissent pas avec les attaques terroristes. L’espoir suscité par l’arrivée au pouvoir de la junte militaire semble s’amenuiser et depuis, les populations ne cessent de subir de plein fouet les affres de ces attaques terroristes.
Cas du Burkina-Faso
L’arrivée au pouvoir en 2022, de Ibrahim Traoré avec des promesses d’améliorer la situation sécuritaire et les conditions de vie de la population ne semble pas porter ses fruits.
Depuis plusieurs mois, non seulement la situation sécuritaire du Burkina-Faso se dégrade mais aussi, le prix des produits de première nécessité n’a de cesse de monter.
Sur le terrain, les mouvements Jamaat Nousrat al Isma Wal Mousilimin, mouvement affilié à Al Qaïda ne cesse de gagner de terrain créant la désolation et la récrimination au sein de la population. Et au-delà des propagandes, il ressort que nombre de zones sont abandonnées par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et plus de 1500 morts civils enregistrés.
A cela s’ajoute, la situation de vie de la population devenue de plus en plus précaire avec un défaut de paiement des fonctionnaires.
Cette situation ne cesse d’accroître le mécontentement de la population contre le Capitaine Ibrahim Traoré, dont les promesses sont aujourd’hui, des illusions aux yeux de ces concitoyens.
Cas du Mali
Du côté du Mali, où la junte militaire est arrivée en 2021, par un coup d’Etat avec la promesse de changer les donnes, la situation ne semble non plus reluisante.
Malgré les propagandes saluant la victoire de la junte militaire sur le terrain, les réalités sont tout autre.
Sur le terrain, les Forces Armées Maliennes (FAMA) se voient attaquer régulièrement de tout part. Notamment à l’Est par l’Etat Islamique, au Centre et au Nord par le Jamaat Nousrat al Isma Wal Mousilimin (JNIM). Depuis 2023, soit moins d’un an, l’on déplore plus 700 morts côté FAMA. Des morts souvent dissimulés pour corroborer la réussite de la junte.
Si sur le terrain, l’on note la présence des Wagner qui opèrent un bon maillage, l’on ne cesse de déplorer les exactions souvent commises sur les populations, accentuant la méfiance à l’égard du nouveau Messi.
Pis, en l’absence d’une réelle opposition et de l’étouffement de toute réaction, l’extrême mécontentement des populations semble ne pas faire écho exacerbant les conditions d’insécurité déjà précaires.
Et depuis, le silence est devenu la norme, avec la dissolution ou l’interdiction des associations et partis politiques.
Quant au prétendu dialogue du 13 mars tant vanté, il s’avère une parodie de dialogue car m’intégrant pas le CSP Touareg et les mouvements de l’Asawad lesquels considérés comme des terroristes par le pouvoir de Bamako.
Ainsi, depuis le coup d’état qui a vu venir la junte militaire au pouvoir, la situation sécuritaire loin de s’améliorer ne cesse de se dégrader.
S’éloignant de la France et des Etats Unis, la junte au pouvoir qui s’est depuis rapprochée de la Russie, ne cesse de briller par ces décisions peu populaires, notamment, l’interdiction des partis politiques, l’absence de calendrier pour la transition et beline d’autres.
@gapola






