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RDH 2025 : le Togo, un pays à développement humain moyen

Rédigé par : Gapola

Le Togo franchit la barre des pays à développement humain moyen. C’est ce qui ressort du Rapport sur le Développement Humain, édition 2025 lancé lundi 22 septembre 2025, à Lomé, par le gouvernement togolais et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Intitulé : « Une affaire de choix : individus et perspectives à l’ère de l’intelligence artificielle », la cérémonie de lancement du Rapport sur le Développement Humain, édition 2025 a été présidée par Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, secrétaire général de la présidence du Conseil et marquée par la présence de Binta Sanneh, représentante résidente du PNUD au Togo, des ministres Dodzi Kokoroko des Enseignements primaire et secondaire, Jean-Marie Tessier de l’Accès universel aux soins, Abdul-Fahd Fofana Fofana, ministre délégué auprès du ministre du Développement à la base, de l’inclusion financière, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes et bien d’autres personnalités.

Du rapport, le Togo enregistre un progrès remarquable. L’indice de Développement Humain (IDH) du pays s’établit désormais à 0,571 en 2025 contre 0,567 dans le dernier rapport 2023-2024, indiquant ainsi une progression continue de la performance du pays.

Au niveau régional, le Togo occupe le 2ème rang dans l’espace UEMOA après la Côte d’Ivoire et le 4ème rang dans la CEDEAO après le Cap-Vert, le Ghana et la Côte d’Ivoire.

Cette performance fait passer le Togo de la catégorie des pays à « indice de développement humain faible » à la catégorie des pays à « indice de développement humain moyen ». Elle témoigne des efforts d’investissements du gouvernement dans les secteurs sociaux plaçant l’humain au cœur des actions de développement.

« Ces dernières années, le pays a enregistré des avancées notables notamment dans l’accès à l’éducation, la couverture santé, la digitalisation des services publics ainsi que la mise en œuvre de politique sociale en faveur des populations vulnérables », a fait remarquer Binta Sanneh, représentante résidente du PNUD au Togo.

Selon Dr Johnson, le développement humain va au-delà de la simple croissance économique qui intègre des facteurs tels que l’accès à l’éducation, à la santé, à un niveau de vie décent, l’autonomisation financière et la participation active des citoyens à la vie de leur société.

« L’édition 2025 du rapport sur le développement humain s’est appesanti sur ce nouveau phénomène en examinant de manière approfondie les tensions croissantes entre les avancées technologiques rapides dans le domaine de l’intelligence artificielle et la stagnation relative des progrès en matière de développement humain. Il analyse également les écarts entre les pays à Indice de développement humain élevé et ceux à Indice de développement humain faible », a-t-elle relevé.

Pour le ministre, secrétaire général de la présidence du Conseil, le Togo a pu obtenir ses performances grâce à la vision éclairée du président du Conseil qui place l’humain au cœur des actions de développement.

« Ces avancées sont enregistrées grâce aux réformes ambitieuses engagées dans le cadre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025 sous l’impulsion du Président du Conseil et qui ont permis d’améliorer les indicateurs de santé, d’éducation et le Revenu National Brut par habitant qui est passé de 2748 $ US en 2023-2024 à 2 856 $ US en 2025 », a-t-elle indiqué.

Cette année, le rapport sur le développement humain a mis en relief l’intelligence artificielle, définie comme un logiciel développé pour accomplir des tâches généralement associées à l’intelligence humaine. Elle peut ainsi amplifier les fractures sociales, géographiques et économiques si aucune régulation proactive n’est mise en œuvre.

Le rapport relève les risques d’exclusion des jeunes, des personnes âgées, des femmes et des personnes handicapées surtout dans les pays à Indice de développement humain faible, indiquant que les usages et bénéfices de l’intelligence artificielle sont aujourd’hui distribués de manière inégale.

Le RDH 2025 souligne que l’intelligence artificielle ne saurait être une fin en soi mais doit être conçue, déployée et régulée comme un levier au service de l’expansion des libertés humaines, de l’égalité des chances et de la dignité. En effet, les gains potentiels liés à l’intelligence artificielle sont immenses, mais leur réalisation dépend des choix collectifs et institutionnels.

Enfin, le rapport formule des recommandations centrées sur les choix politiques, sociaux et économiques, entre autres: développer une économie de la complémentarité IA-Humain; aligner l’innovation technologique sur les priorités sociales; investir dans les capacités humaines et l’infrastructure numérique; mettre en place une gouvernance éthique et inclusive de l’IA.

Pour rappel, le développement humain apparu au milieu des années 1980, est défini comme l’élargissement des libertés et des capacités des personnes, permettant aux individus de vivre une vie longue et saine, d’acquérir des connaissances et de jouir d’un niveau de vie décent. Le développement humain va au-delà de la simple croissance économique et met l’accent sur les personnes et leur bien-être en évaluant des aspects comme l’éducation, la santé, l’emploi, et le niveau de vie. L’Indice de Développement Humain (IDH) calculé par le Programme des Nations Unies pour le Développement, mesure ces capacités par trois dimensions : l’espérance de vie, l’accès à l’éducation, et le revenu national brut par habitant.

@Gapola

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