Dans l’imaginaire populaire, il est souvent cru que l’accès à l’internet mobile en Afrique est uniformément lent, cher et peu fiable. Pourtant, au Togo, les progrès accomplis dans le secteur des télécommunications démontrent le contraire. Le pays s’est doté d’un marché où la data mobile est non seulement accessible, mais aussi de meilleure qualité grâce à une régulation proactive, au bénéfice des citoyens, des entreprises et des jeunes innovateurs.
Alors que, dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, l’accès à la data reste limité par des coûts élevés et une couverture inégale, le Togo affiche aujourd’hui des indicateurs qui le placent parmi les marchés les plus dynamiques de la sous-région. Le marché de la data est en pleine croissance. L’usage intensif de la data mobile a atteint près de 4,93 millions d’abonnés haut débit (3G/4G), en hausse de 5 % sur un trimestre.
Par ailleurs, le trafic data mobile a progressé de 16 % sur la même période. Il faut aussi souligner que la migration vers la 4G progresse rapidement, au détriment de la 2G. Cette évolution permet aux usagers d’accéder à une connexion plus rapide et plus stable, facilitant l’éducation en ligne, le télétravail, le commerce et les démarches administratives numériques.
La vitesse et la fiabilité accrues ouvrent également la porte à l’innovation et à l’entrepreneuriat digital, y compris dans les zones rurales. C’est exactement cette dynamique qui place le Togo parmi ceux où les citoyens accèdent aux services data de façon plus soutenue que dans plusieurs marchés régionaux, où la migration technologique prend souvent plus de temps.
Le Togo, leader de la connectivité mobile
Contrairement à l’idée reçue selon laquelle l’internet mobile en Afrique serait uniformément lent et coûteux, le Togo démontre le contraire. En 2023, les opérateurs Yas Togo et Moov Africa Togo ont dominé le classement de la connectivité mobile en Afrique de l’Ouest, plaçant le pays au sommet de la sous-région.
Dans le détail, le Togo surpasse ses voisins : le Bénin (Moov), le Sénégal (Orange) et la Côte d’Ivoire (Orange). Les indicateurs montrent des débits montants et descendants excellents, un temps de réponse rapide, une navigation fluide et un streaming vidéo de qualité, offrant aux usagers une expérience numérique fiable et performante.
Des scores qui parlent pour la data
En 2024, Moov Africa Togo a confirmé sa performance, atteignant un score nPerf de 64 865, en progression de 17,6 % par rapport à 2023 (55 172). Yas Togo suit de près avec 62 148, soit une hausse de 17,8 % par rapport à l’année précédente.
Ces résultats placent Moov Africa Togo et Yas Togo respectivement à la deuxième et à la quatrième place de la sous-région en matière de qualité de connexion mobile. Lors des tests de navigation, Moov Africa Togo se distingue encore avec un taux de succès de 53,77 %, montrant que la qualité d’accès à la data est tangible et constante.
Marché structuré et accessible pour les citoyens
Cette performance technique se conjugue avec une accessibilité renforcée pour les utilisateurs. Alors que, dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, le coût d’un gigaoctet peut représenter jusqu’à 2,4 % du revenu mensuel, au Togo, la régulation proactive de l’Arcep a permis de réduire certains tarifs de data jusqu’à 60 %, d’introduire l’usage de l’octet comme unité unique de décompte et de permettre la récupération des volumes non consommés.
Ainsi, les citoyens bénéficient non seulement d’une connexion de qualité, mais aussi d’une facturation transparente et équitable, garantissant un meilleur contrôle sur leurs dépenses et un accès régulier à internet pour le travail, l’éducation ou l’entrepreneuriat.
Les accords de roaming, mais aussi les réformes tarifaires sur le marché de gros des communications, comme certaines réductions de tarifs d’infrastructures, ouvrent la voie à des services de meilleure qualité et à des perspectives de forfaits data plus compétitifs à l’avenir. Cette régulation, soutenue par les autorités, offre donc un cadre permettant à chacun d’accéder à l’internet mobile dans de meilleures conditions qu’ailleurs en Afrique.





