Un financement de 20 millions d’euros, soit 13 milliards FCFA de la République Fédérale d’Allemagne à 69 communes du Togo. Accordé par la Banque Allemande de Développement (KFW) dans le cadre du Programme d’Appui au Financement des Communes (PAFC), il est destiné aux communes des régions de la Kara, Centrale et des Plateaux pour des investissements durables dans les infrastructures socio-économiques, basés sur les besoins réels des territoires pour l’amélioration des services sociaux au bénéfice des communautés à la base.
Lancée jeudi 14 août 2025, par Hodabalo Awate, ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière, en présence de Joseph Gomado, ministre de l’Aménagement et du développement des territoires, de Katari Foli-Bazi, ministre de l’Environnement et des ressources forestières, de Zourehatou Kassah-Traore, gouverneur du District Autonome du Grand Lomé (DAGL), de Johannes Kinzinger, nouveau directeur du Bureau de la KFW à Lomé et de Johannes Klotz, premier Conseiller, chef de Coopération, représentant de l’ambassadeur d’Allemagne au Togo, la Phase I du PAFC est un mécanisme d’appui aux collectivités territoriales au Togo, logé au Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT), principal levier financier de l’action publique locale.
« L’objectif du Programme d’Appui au Financement des Communes est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations de 69 communes dans les trois régions communales. Il répond à trois composantes principales à savoir, le financement des investissements des collectivités territoriales, le développement de la capacité de Maîtrise d’Ouvrage des communes (appui permanent des Cellules Régionales d’Appui à la Maîtrise d’Ouvrage (CRAMO) à la Maîtrise d’Ouvrage Assistée (MOA) auprès des communes) et l’accompagnement de la montée en puissance du FACT », a expliqué, Dr Siangou Koumtchane, secrétaire technique du Secrétariat Technique de la Commission de Gestion du FACT (ST-CG-FACT), Coordinateur du PAFC.
Signé le 08 décembre 2022, le financement des 20 milliards FCFA vise à réaliser des investissements durables, notamment des infrastructures socio-économiques, basés sur les besoins réels des territoires pour l’amélioration des services sociaux au bénéfice des communautés à la base.
Ainsi, pendant les 48 mois, soit 04 ans de la mise en œuvre, la phase I du PAFC va notamment porter sur la sensibilisation des communes bénéficiaires, l’identification des véritables besoins selon les 03 secteurs ciblés par le PAFC (l’éducation, la santé, l’économie (construction des boutiques, magasins et hangars de marchés), le lancement du premier Appel à Projets, l’élaboration et la soumission des projets des communes pour le financement, l’appui permanent des CRAMO aux communes pendant la préparation de la soumission de leur requête, l’organisation des sessions thématiques.
« La mise en œuvre prochaine des nouveaux exécutifs communaux, constitue donc un tournant décisif dans la mise en œuvre du PAFC, d’autant plus que les ateliers régionaux de sensibilisation, d’information et d’habilitation de ces nouveaux acteurs décentralisés sur les procédures du programme, sont prévus avant le lancement des premiers appels à projets, déclenchant ainsi la phase d’exécution effective des infrastructures socio-économiques du programme au niveau des communes. Mais bien avant la phase d’exécution effective et eu égard aux différentes étapes déjà franchies, il est impérieux de tenir cette rencontre avec les ministères sectoriels, les partenaires techniques et financiers et les membres de la commission de Gestion du FACT (CG-FACT) et donner ainsi l’onction nécessaire au PAFC en procédant à la présente cérémonie de son lancement officiel », a déclaré Col Awate.
Pour la réussite de la mise en œuvre de la phase I du PAFC, Col Awate a appelé toute l’équipe de l’UGP, le consultant international et tous les autres acteurs du PAFC, à beaucoup de courage, de détermination, d’abnégation et de professionnalisme afin d’atteindre, avec efficacité et efficience, les résultats escomptés, pour le développement intégral, inclusif et participatif des territoires bénéficiaires et l’épanouissement de leurs populations respectives.
@Gapola





