Le gouvernement togolais ouvre un nouveau chantier stratégique pour les cinq prochaines années. Les autorités ont engagé depuis le 12 mai une série de consultations nationales dans le cadre de l’élaboration de la future Feuille de route gouvernementale 2026-2031. Deux rencontres distinctes ont réuni les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants du secteur privé, autour des priorités économiques et sociales du pays.
Cette initiative intervient dans le prolongement du discours à la Nation prononcé le 27 avril dernier par Faure Essozimna Gnassingbé, à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Togo. Le chef du gouvernement y avait annoncé l’ouverture d’une vaste phase de concertation avec l’ensemble des acteurs du développement national.
Les séances de travail ont été conduites, au nom du président du Conseil, par Sandra Ablamba Johnson. Plusieurs personnalités du monde diplomatique et économique y ont pris part, notamment Coumba Sow et Antonius Verheijen, co-présidents du groupe des partenaires techniques et financiers.
Dans l’après-midi, les échanges se sont poursuivis avec les représentants du secteur privé. Étaient notamment présents José Kwassi Symenouh, Thierry Awesso ainsi que Jonas Daou.
Selon les autorités togolaises, ces consultations doivent permettre de recueillir les propositions des différents acteurs sur les principaux défis du pays pour la période 2026-2031, dans un contexte international marqué par les crises sécuritaires, climatiques et économiques.
Le futur cadre stratégique s’inscrit dans la continuité de la Feuille de route 2020-2025. Le gouvernement entend capitaliser sur les acquis enregistrés ces dernières années tout en adaptant sa stratégie aux nouvelles réalités mondiales.
Trois grands axes structurent déjà cette future feuille de route: « Protéger, Rassembler et Transformer ». Il s’agira notamment de renforcer la résilience nationale, consolider la cohésion sociale et accélérer la transformation d’une économie jugée encore insuffisamment compétitive et inclusive.
À l’ouverture des travaux, Sandra Ablamba Johnson a insisté sur la volonté des autorités de bâtir un document stratégique « inclusif, cohérent et participatif », aligné sur les priorités nationales de développement.
La ministre est également revenue sur le bilan de la précédente feuille de route, arrivée à échéance le 31 décembre 2025. Malgré un environnement international difficile, marqué notamment par les crises sanitaires, climatiques et sécuritaires, le gouvernement estime avoir enregistré des avancées importantes dans plusieurs secteurs clés.
« Malgré ces défis, le gouvernement, sous le leadership du président du Conseil, a maintenu le cap avec un haut niveau d’ambition », a déclaré la ministre, saluant « la résilience du pays face aux chocs d’une ampleur exceptionnelle ».
Du côté des partenaires internationaux, la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Togo, Coumba Sow, a salué une démarche qu’elle juge ouverte et participative. Elle a réaffirmé la disponibilité des institutions partenaires à accompagner le gouvernement togolais dans la finalisation du processus.
Les consultations doivent désormais se poursuivre avec les organisations de la société civile, les institutions nationales et les acteurs régionaux dans les régions Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes.
Les conclusions de ces échanges serviront de base à la formulation des futurs programmes gouvernementaux pour la période 2026-2031.
@Gapola





