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Kara : la NSCT et la FNGPC recréent un environnement de confiance pour relancer la filière coton

Rédigé par : Gapola

Le Togo s’active pour relancer sa filière coton. Mardi 28 octobre 2025, à Kara, la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) en partenariat avec la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC) a ouvert un atelier national de réflexion stratégique en vue de la relance et le développement durable de la filière cotonnière togolaise.

Du 28 au 30 octobre 2025, l’ensemble des acteurs de la filière coton était en atelier national placé sous le thème : « Relever les défis pour une filière cotonnière togolaise performante 2025-2030 ».

En difficulté, en dépit des efforts de l’État togolais depuis des années, pour la stabilisation du prix du coton grain à 300 FCFA/kg et la maîtrise du coût des intrants, la rencontre de Kara vise à relancer et développer durablement la filière coton au Togo.

En effet, la tendance baissière de la production cotonnière avec une production de 60 408 tonnes à la campagne 2024-2025, soit une régression de 10 % par rapport à la précédente campagne et le nombre de producteurs passé de 115 000 à 76 000, traduisant un désintérêt croissant des jeunes pour cette culture, jadis surnommée « l’or blanc » du Togo commencent par inquiéter au plus haut sommet de l’Etat.

Face à cette situation, la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) affiche sa volonté de redonner au coton togolais sa place stratégique dans l’économie nationale en promettant une gouvernance plus transparente, une meilleure écoute des producteurs et une mise en œuvre rigoureuse des décisions issues de l’atelier.

« Notre objectif c’est de travailler sur la feuille de route 2025-2030 pour définir ensemble les actions à mener pour relever les défis qu’on rencontre depuis quelques années et recréer un environnement de confiance et de travail ensemble ; c’est dans ce cadre-là qu’on pourra atteindre nos objectifs dans une collaboration totale entre la NSCT et la FNGPC, avec l’appui de l’ensemble des partenaires », a déclaré Martin Drevon, directeur général de la NSCT avant d’ajouter : « On a appris beaucoup depuis presque 5 ans ; la FNGPC sait ce qu’elle veut, la NSCT sait ce qu’elle veut ; donc maintenant, il suffit de se mettre autour de la table, discuter, échanger pour trouver des solutions communes ».

Saluant les mesures prises par le gouvernement pour soutenir la filière, Koussouwè Kouroufeïé, président du Conseil d’Administration de la FNGPC a appelé à faire l’état des lieux de la filière coton au Togo.

« L’état des lieux du coton togolais appelle à la fois fierté et lucidité. Fierté parce que malgré les aléas climatiques, la hausse des coûts des intrants, les défis logistiques et les perturbations sur le marché international, les producteurs togolais ont continué de semer, d’entretenir et de récolter avec courage, malgré les impacts sur les résultats », a-t-il indiqué.

Aussi a-t-il formulé des doléances majeures, incluant le dessouchage de 2 500 ha, la mécanisation agricole, la construction de magasins de stockage, l’irrigation par retenues d’eau, et la réhabilitation des pistes rurales.

Selon le représentant du ministre de l’Agriculture, de la pêche, des ressources animales et de la souveraineté alimentaire, le gouvernement reste disposé à accompagner et renforcer la modernisation de la filière, renforcer la résilience climatique et créer plus de valeur ajoutée au bénéfice des cotonculteurs.

Coton, une production à la relance

À Kara, les participants à l’atelier national de réflexion stratégique vont formuler des recommandations devant servir de base de feuille de route nationale pour relancer et développer la filière coton.

Elles incluront la réforme de la gouvernance de la NSCT, la réduction des coûts de production et l’amélioration de la qualité des intrants, le réinvestissement dans les infrastructures rurales (routes, stockage, irrigation), la réactivation des groupements de producteurs via des mécanismes incitatifs, la redynamisation de la mécanisation et la formation des jeunes agriculteurs, et la transformation locale accrue du coton pour créer d’avantages d’emplois.

@Gapola

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