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Filière anacarde : le gouvernement rappelle les règles strictes pour la campagne 2026

Rédigé par : Gapola

Le gouvernement togolais renforce l’encadrement de la filière anacarde à l’approche de la campagne 2026. À travers un communiqué conjoint, les ministres chargés de l’Économie et de l’Agriculture rappellent les nouvelles obligations imposées aux acteurs. L’objectif est d’assurer plus de compétitivité, de transformation locale et de contrôle dans la commercialisation des noix de cajou.

Dans un communiqué officiel signé par les coprésidents du Comité de Coordination de la Filière Anacarde (CCFA), le ministre de l’Économie et de la planification stratégique et le ministre de l’Agriculture, de la pêche, des ressources animales et de la sécurité alimentaire ont rappelé les règles encadrant la campagne de commercialisation des noix de cajou au titre de l’année 2026.

Selon le document, cette mesure s’inscrit dans la politique gouvernementale visant la promotion des filières agricoles à fort potentiel.

« Dans le cadre de la promotion et de la diversification des filières à fort potentiel de croissance et d’exportation, le gouvernement apporte un appui aux organisations interprofessionnelles des nouvelles filières émergentes au niveau national pour plus de compétitivité », précise le communiqué.

Les autorités annoncent ainsi le lancement prochain de la campagne de commercialisation, tout en rappelant que l’achat et l’exportation des noix de cajou ainsi que de leurs produits dérivés restent soumis à des conditions strictes. L’obtention d’un agrément délivré par les coprésidents du CCFA, notamment les ministres chargés du Commerce et de l’Agriculture, demeure obligatoire pour tout opérateur souhaitant intervenir dans la filière.

Le communiqué insiste également sur l’application de l’article 8 nouveau de l’arrêté interministériel n°0029/MEVS-MCCQ-PAFERSA du 30 décembre 2025. Ce texte impose aux acheteurs agréés et aux coopératives de producteurs de privilégier la transformation locale.

« Tout acheteur agréé de noix de cajou ainsi que toutes sociétés coopératives de producteurs sont tenues, avant toute cession aux exportations, de livrer aux unités de transformation établies sur le territoire togolais une quantité représentant au moins un tiers du volume des noix de cajou collectées ou achetées », rappelle le document.

Le non-respect de cette disposition entraîne le refus de délivrance d’agrément, préviennent les autorités.

Pour garantir l’application de ces mesures, les associations de commerçants ainsi que le Commissariat des douanes et droits indirects de l’Office togolais des recettes (OTR) sont chargés d’assurer le contrôle strict de la commercialisation des noix de cajou et de leurs produits dérivés sur toute l’étendue du territoire national.

Le gouvernement avertit enfin que toute violation de la réglementation en vigueur expose les contrevenants aux sanctions prévues par les textes.

@Gapola

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