WiLDAF-Togo lève une fois encore, la voix contre le mariage des enfants au Togo. Face à la presse mardi 28 janvier 2025, à Lomé, WiLDAF-Togo, FAMME et une trentaine d’OSC ont condamné la mort de la jeune « Justine » après son mariage forcé à Asramatou, dans la préfecture de Haho et appelé à l’action et à un engagement collectif pour dire stop à cette injustice faite aux enfants au Togo.
Révolté par la mort de la jeune fille de 13 ans, WiLDAF-Togo et ses partenaires lancent un appel solennel pour la fin des mariages d’enfants au Togo.
« Nous plaidons en faveur de la révision de l’article 267 du code de l’enfant et 43 du code des personnes et de la famille qui autorisent une dispense d’âge à 16 ans pour le mariage et les articles 269 du code de l’enfant et l’article 44 du code des personnes et de la famille qui admettent le consentement des mineurs. Ceci pour ne laisser aucune brèche ouverte pour marier les jeunes », ont indiqué WiLDAF et ses partenaires.
En effet, dans le cadre du projet Agir pour l’Abandon des Mariages d’Enfants au Togo, WiLDAF-Togo et ses partenaires travaillent à mettre fin à cette pratique inacceptable qui compromet l’avenir des jeunes filles au Togo.
Ainsi, le projet Agir pour l’Abandon des Mariages d’Enfants (AAME) vise à mettre fin aux mariages d’enfants au Togo à travers des actions de sensibilisation, de plaidoyer et de renforcement des capacités.
Rappelons que les statistiques de l’UNICEF en 2022, indiquent que 752.00 enfants au Togo sont touchés par le mariage d’enfants, 31% de femmes mariées avant l’âge de 18 ans. Ces chiffres qui atteignent des proportions inquiétantes, 94% à Takpamba (Oti sud), 72% à Tchanaga (Oti) et 50% à KriKri (Tchamaba) entraînent des conséquences graves dont l’abandon scolaire, les risques sanitaires (grossesses précoces), et les privations de droits.
@Gapola






