L’UITA tient à l’implication des femmes dans l’élaboration des programmes de Santé et Sécurité au Travail (SST) au Togo. Samedi 14 septembre 2024 à Lomé, la Coordination régionale de l’UITA Afrique a outillé les membres et affiliés des syndicats de l’UITA Togo, sur la prise en compte des questions du genre dans la mise en œuvre des programmes de santé et sécurité au travail au Togo.
Placé sous le thème : « Rendons les femmes visibles en santé et sécurité au travail », l’atelier a été animé par Adwoa Sakyie, coordinatrice régionale de l’UITA pour une approche sensible au genre en matière de Santé et Sécurité au Travail au Togo.
Selon Emilie Viho, coordinatrice Projet Femmes UITA Togo, la prise en compte de la santé et sécurité au travail est d’une priorité pour l’UITA.
« A cet effet, bien qu’un atelier ai été organisé le 12 novembre 2023 sur ce thème, la coordinatrice régionale Camarade Adwoa Sakyie a bien voulu avec le budget propre à la coordination régionale, revenir mettre encore un accent particulier sur ce thème de santé et sécurité au travail avec comme objectif, que nous participants, nous puissions reconnaitre une approche sensible au genre en matière de Santé et Sécurité au Travail et savoir comment l’intégrer sur notre lieu de travail », a-t-elle expliqué.
Pour Yawovi Bissiliou Alawoè, coordonnateur national UITA-Togo, la répétition est d’une importance capitale en matière de pédagogie.
« Au niveau de l’UITA, le sujet de santé et sécurité au travail tient à cœur les dirigeants des diverses organisations syndicales. L’année dernière nous avons abordé ce thème centré sur la santé de la reproduction, mais comme on le dit, la répétition est pédagogique. Donc la coordinatrice régionale, UITA Afrique a jugé bon de revenir sur ce thème, parce que la visibilité des femmes dans le domaine de la santé et sécurité au travail n’est pas encore ce qu’on espère voir. C’est pourquoi nous avons voulu reprendre ce thème et insister là-dessus pour que la spécificité des femmes en matière de santé et sécurité au travail (SST) soit plus visible parce que souvent dans ce domaine, on essaie de mettre l’emphase sur les mesures au profit des hommes uniquement », a-t-il indiqué.
A en croire M. Alawoè, les femmes ont un rôle important à jouer dans l’atteinte de l’objectif de la SST.
« Notre objectif au sortir de cet atelier, est d’amener les femmes à prendre conscience de leur spécificité sur le lieu de travail et qu’elles puissent être capables de déceler les dangers et les risques au travail », a-t-il déclaré.

Quid de la formation
En effet, l’atelier animé par Adwoa Sakyie, coordonnatrice régionale Afrique de l’UITA vise à passer en revue la définition des différents dangers en matière de santé et sécurité au travail, les instruments juridiques dans le domaine et surtout, de mettre un accent particulier sur la spécificité de la femme dans le domaine de la santé et sécurité au travail.
« Notre présentation a essentiellement porté sur les questions relatives à la santé de la reproduction des femmes en rapport avec leurs activités professionnelles et les risques d’accidents qui sont liés à leur présence sur les lieux de travail… Particulièrement, nous avons mis l’accent sur les différences biologiques qui existent entre les hommes et les femmes avec un focus, sur les questions liées à la santé de la reproduction…Nous avons mis l’accent sur la santé physique des femmes, les grossesses, les allaitements, les cycles menstruels, la ménopause, les questions de fertilité etc…, comme étant des facteurs de risques pour les femmes, dans leurs milieux de travail. Au rang de ces risques, nous avons insisté sur les aspects liés aux différentes étapes de la ménopause », a-t-elle précisé.
Aussi a-t-elle émis le vœu qu’un plaidoyer soit mené pour que l’Etat et les employeurs prennent en compte, les spécifiques des femmes en milieu de travail en rapport avec leur état biologique.
Par ailleurs, elle a souligné le cas spécifique de la ménopause qui provoque des changements hormonaux dans le corps de la femme notamment les troubles psychosociaux par des symptômes tels que les bouffées de chaleur, les pertes de mémoire, les douleurs articulaires, les sautes d’humeur qui sont de nature à perturber les activités professionnelles de la femme.
Au regard de ce cas spécifique, elle a invité les syndicats à organiser des ateliers de sensibilisation animés par des agents de la santé sur le cas spécifique de la ménopause en présence des employeurs, des hommes et des femmes.
Pour elles, ces ateliers de sensibilisation ont l’avantage de contribuer à la conscientisation des différents acteurs au niveau familial, sur leur lieu de travail et dans les différentes organisations syndicales.
Caleb AKPONOU




