Au Togo, la crise socio-politique continue de susciter des prises de position et des appels à l’action de divers acteurs de la société. Dans une lettre adressée au président de la Conférence des Évêques du Togo (CET), Monseigneur Benoît Alowonou, la Coordination nationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) appelle à une mobilisation spirituelle et nationale pour une sortie pacifique de la crise. Le document, daté du 18 février 2026, évoque notamment la nécessité d’une « Révolution Spirituelle Pacifique » et invite les forces religieuses et sociales du pays à s’unir afin de favoriser une transformation profonde et pacifique de la situation socio-politique togolaise.
Dans cette correspondance, la Coordination nationale de la DMK s’adresse directement à la CET dans un contexte marqué par les quarante jours de carême observés par les fidèles catholiques. Pour les auteurs de la lettre, cette période spirituelle constitue un moment propice à la réflexion et à l’engagement collectif face à ce qu’ils qualifient de « grave crise socio-politique » que traverse le pays depuis plusieurs décennies.
La DMK estime que la situation actuelle nécessite une transformation profonde des consciences et appelle à un changement à la fois spirituel et politique. Elle met en avant le concept de « Révolution Spirituelle Pacifique », présenté comme une démarche visant à sortir le pays de la spirale de violences et de tensions qui ont marqué son histoire politique. Selon ses responsables, cette approche privilégie une mobilisation non violente et un engagement moral et spirituel de l’ensemble de la population.
Dans la lettre, les signataires évoquent également les événements politiques récents au Togo, notamment les tensions liées aux réformes institutionnelles et aux accusations de violations des droits humains. Ils évoquent une situation qu’ils jugent préoccupante pour les libertés publiques et la cohésion nationale, tout en appelant les différentes forces religieuses et sociales à se mobiliser pour favoriser un dialogue et une sortie de crise pacifique.
La Coordination nationale de la DMK indique par ailleurs avoir engagé depuis plusieurs mois des démarches auprès de différentes confessions religieuses du pays afin de favoriser une action concertée. L’objectif affiché est de réunir les différentes composantes de la société togolaise autour d’une dynamique de réconciliation, de justice et de souveraineté nationale.
Les responsables du mouvement affirment également avoir saisi certaines instances internationales, notamment les Nations unies, pour solliciter une médiation susceptible d’accompagner un processus de sortie de crise. Dans ce cadre, ils évoquent l’envoi d’une correspondance au Conseil de sécurité de l’ONU appelant à une implication internationale dans la recherche d’une solution pacifique au conflit politique togolais.
À travers cette initiative, la DMK entend renforcer le rôle des acteurs religieux et de la société civile dans le débat national. Reste à savoir si cet appel à une mobilisation spirituelle et citoyenne trouvera un écho auprès des institutions religieuses et politiques du pays, dans un contexte où les discussions autour de l’avenir politique du Togo demeurent particulièrement sensibles.
@Gapola



