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Togo : l’ANC claque la porte du Cadre de concertation

Rédigé par : Gapola

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) ne s’est pas rendue à la réunion du Cadre de Concertation entre acteurs politiques tenue jeudi 19 février 2026, à Lomé. Le parti d’opposition dénonce une convocation annoncée tardivement et sans cadre formel. Dans un communiqué, il explique son boycott par ce qu’il qualifie de « précipitation » et d’« absence de clarté » sur les objectifs de la rencontre.

Selon l’ANC, l’information a été transmise par téléphone mercredi 18 février aux environs de 15h30 par le directeur des Affaires politiques du ministère en charge de l’Administration territoriale. Une démarche jugée précipitée et insuffisamment formalisée.

Premier motif invoqué : l’absence d’ordre du jour. L’ANC estime qu’une invitation « verbale et dans la précipitation » ne permettait pas d’« apprécier la portée réelle » de la rencontre ni d’en « évaluer la pertinence ».

Deuxième argument : le refus de « cautionner un simulacre de dialogue ». Le parti affirme ne plus vouloir participer à des discussions qu’il considère comparables à celles qui, par le passé, « n’ont servi qu’à perpétuer le statu quo politique ». L’ANC met en cause le système hérité du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) et de l’Union pour la République (UNIR).

Dans son communiqué, l’ANC réitère également ses conditions pour un « véritable dialogue national ». Parmi les priorités citées : la refondation des institutions, la fin de la violence politique et de « l’arbitraire », la lutte contre la fraude électorale et l’impunité, ainsi que la dépolitisation de l’armée. Le texte évoque notamment l’assassinat du président Sylvanus Olympio Sylvanus Olympio en 1963 et critique l’héritage politique de Gnassingbé Eyadéma Gnassingbé Eyadéma.

« Un véritable dialogue ne saurait être imposé par une seule partie », souligne le parti, qui plaide pour une préparation « consensuelle, inclusive et crédible ». L’ANC réaffirme toutefois son attachement à un dialogue « sincère » et « orienté vers des réformes profondes et irréversibles ».

À ce stade, les autorités togolaises n’ont pas réagi officiellement à la décision de l’ANC. Cette absence intervient dans un contexte politique marqué par des débats persistants autour des réformes institutionnelles et du cadre électoral.

@Gapola

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