Le climat politique se durcit ces derniers jours au Togo. Face à la presse vendredi 06 novembre 2026, à Lomé, les porteurs du « Manifeste Génération Togo » composés des leaders haussent le ton contre le régime de Faure Gnassingbé. Ils exigent du pouvoir de Lomé l’exécution sans délai de l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO et fixe le cap sur une transition en janvier 2027. Mais bien avant la transition, ces leaders de l’opposition et des organisations de la société civile appellent les Togolais à une « Journée patriotique d’avertissement » le vendredi 20 novembre 2026.
Une pression juridique et populaire accrue
Dans leur déclaration liminaire, les porteurs du Manifeste Génération Togo disent ne plus se taire devant la souffrance des Togolais. Ils ont tenu à rappeler au régime de Faure Gnassingbé que la Cour de Justice de la CEDEAO a réaffirmé sa compétence et exigé, par courrier du 23 octobre 2026, l’exécution immédiate de sa décision. Selon eux, le pouvoir de Lomé “n’a aucune autre option que de s’exécuter”.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tension, alors que le gouvernement togolais aurait tenté de “contourner” cette décision juridique via l’organisation d’un colloque universitaire les 29 et 30 octobre derniers à Lomé. Pour l’opposition, la réponse doit être politique et citoyenne.
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Vers une “Journée Patriotique d’Avertissement”
La coalition appelle à une mobilisation générale pacifique, articulée autour de deux dates clés. Le 20 novembre 2026 est décrété “Journée Patriotique d’Avertissement”. Il s’agit d’un ultimatum adressé au pouvoir pour qu’il réponde aux exigences du peuple.
A cette date, ils invitent solennellement chaque Togolaise et chaque Togolais à surseoir à toute activité.
« Laissons nos rues vides. Laissons nos marchés vides. Laissons nos bureaux vides. Laissons nos ateliers vides », ont-ils lancé avant d’ajouter : « Le régime de Faure Gnassingbé, arrogant, violent et imbu de sa force brute, nargue les citoyens en plongeant le Togo dans une spirale de misère : misère morale, misère intellectuelle et misère dans la vie quotidienne ».
Les signataires de la déclaration soutiennent également les initiatives du CNCC (8 novembre) et du PNP (11 novembre), marquant une volonté d’union sacrée des forces de changement.
Mais le véritable point de bascule est fixé à janvier 2027. Cette date marquera les 60 ans d’assujettissement des Togolais par ce que l’opposition nomme la “tyrannie dynastique”. De Gnassingbé Eyadéma, accusé d’avoir “piétiné” le pays pendant 38 ans, à Faure Gnassingbé, critiqué pour “écraser” les Togolais depuis 21 ans, ils dénoncent une “monarchisation de la République” préparant la succession vers les “petits-fils”.
“L’Heure de Vérité” et le spectre de la Transition
Ils sont catégoriques : “Notre calvaire doit prendre fin. C’est une question de survie, d’honneur et de dignité”. Ils appellent à ne pas laisser une troisième génération (celle des enfants) subir le même sort.
Pour mettre fin à ce système, l’opposition planifie une feuille de route précise : une transition politique suivie d’assises nationales inclusives pour aboutir à la “refondation de la République”.
Winner Prince Koffi
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