L’émotion resta vive samedi 30 mai 2026, lors des obsèques de Abass Kaboua. L’ancien député et sénateur, décédé début avril après une longue maladie, a été conduit à sa dernière demeure en présence de plusieurs personnalités politiques, proches et anonymes venus lui rendre un ultime hommage.
Parmi les témoignages marquants, celui de Séna Alipui, vice-président de l’UFC et lui-même sénateur, retrace une relation forgée dans l’arène politique avant de devenir une véritable amitié.
Dans un posting, le sénateur Séna Alipui évoque d’abord leur rencontre en janvier 2019, à l’Assemblée nationale, lors d’une session de plein droit. Il se souvient d’une entrée remarquée d’Abass Kaboua dans l’hémicycle, sous les flashes des photographes, signe de la place singulière qu’occupait déjà l’homme sur la scène politique togolaise.
Le sénateur décrit ensuite un collaborateur proche, « d’un humour et d’une franchise sans pareil », toujours informé, capable de s’intéresser à tous les sujets. Dans un univers politique qu’il compare à « une jungle sous les tropiques », Abass Kaboua apparaissait, selon lui, comme un soutien attentif, n’hésitant pas à dire ses vérités tout en protégeant ses alliés.
Au fil des années, cette relation politique s’est transformée en amitié. Même affaibli par la maladie, Abass Kaboua continuait, raconte-t-il, d’honorer leurs rendez-vous et leurs déjeuners, donnant jusqu’au bout l’image d’un homme combatif.
Séna Alipui confie avoir gardé espoir jusqu’aux derniers instants, évoquant une dernière visite et un ultime échange téléphonique qui ne laissaient pas présager une issue fatale.
Rendant hommage à son parcours, il salue « un patriote franc et engagé pour le progrès de son pays », un homme pragmatique ayant traversé plusieurs périodes marquantes de l’histoire politique togolaise, aussi bien dans l’opposition que dans les sphères du pouvoir.
« Dieu a donné, Dieu a repris », conclut-il, dans une formule empreinte de sobriété, avant d’adresser un dernier adieu à celui qu’il considère comme « un frère et un ami ».
@Gapola






