Le Cadre National de Concrétisation pour le Changement au Togo (CNCC) a organisé samedi 9 mai 2026 à Lomé, un meeting d’envergure placé sous le slogan : « Peuple togolais, ton destin t’appartient ». Marqué par une mobilisation jugée au-delà des attentes, il a enregistré la participation des partis politiques : ANC, ADDI et PSR et des Organisations de la Société Civile (OSC) notamment Front Citoyen Togo Debout, ACBC, Togo Espoir, CACIT, M66, CDFDH et la diaspora.
S’inscrivant dans une dynamique de « New Day », un nouveau départ avec l’ambition de s’opposer à la Ve République.
A l’occasion, les opposants ont été très critiques à l’égard du pouvoir évoquant une gouvernance défaillante, marquée par la corruption et des inégalités persistantes.
Selon Professeur David Dosseh, premier porte-parole du Front Citoyen Togo debout, la mobilisation traduit la volonté des acteurs politiques et de la société civile à dénoncer les insuffisances en matière de gouvernance marquée par des crimes économiques et des faits de corruption qui profitent à une minorité dirigeante, tandis qu’une grande partie de la population continue de vivre dans des conditions difficiles.
Il dresse un constat sans appel. « Le pays ne va pas bien ».
Pour Prof Komi wolou, président du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), l’affluence et la réceptivité du public témoignent de la persistance d’une opposition engagée, en dépit des discours annonçant son affaiblissement.
Insistant sur la nécessité d’une plus grande cohésion au sein de l’opposition, il estime que les divisions internes constituent un frein à l’atteinte des objectifs communs.
Prenant la parole, Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance National pour le Changement (ANC) a dénoncé les injustices sociales en évoquant un traitement inégal des citoyens face à la loi, ainsi qu’un sentiment généralisé d’impunité dans le pays.
Les critiques des différents leaders de l’opposition contre le pouvoir de Faure Gnassingbé ont aussi porté sur la Cinquième République, perçue comme un facteur de concentration du pouvoir.
Fort de la mobilisation, le CNCC entend maintenir la pression pour un changement de gouvernance au Togo.
Nicole MLAGA




