La sixième édition du Concours interuniversitaire d’art oratoire initié par le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), institution spécialisée de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est déroulée le 28 février dernier à Abidjan en Côte d’Ivoire. La compétition régionale s’est imposée comme un rendez-vous majeur de sensibilisation des jeunes aux enjeux du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme.
Placée sous le thème : « La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme quels enjeux pour la jeunesse », l’édition 2026 s’inscrit dans une dynamique engagée par le GIABA depuis 2013 pour rapprocher le monde universitaire des problématiques liées à l’intégrité financière. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, les organisateurs ont mis l’accent sur la responsabilité citoyenne et l’engagement académique comme remparts contre les flux financiers illicites.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités de premier plan, dont le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Arsène T. Kobea, ainsi que des représentants de la CEDEAO, du GIABA et des structures nationales en charge de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Enseignants chercheurs, membres du jury, étudiants et professionnels des médias ont également répondu présents, confirmant l’intérêt croissant pour cette initiative régionale.
Dans leurs allocutions respectives, les intervenants ont rappelé que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme constituent des menaces directes pour la stabilité financière, la sécurité régionale et le développement durable des États membres. La mobilisation de la jeunesse universitaire a été présentée comme un levier stratégique pour ancrer une culture d’intégrité et renforcer les mécanismes de prévention au sein de l’espace communautaire.
Six candidats issus d’universités francophones et lusophones membres du GIABA ont pris part à la compétition. Le Bénin, Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Togo étaient représentés. À travers des plaidoiries structurées et argumentées, les étudiants ont analysé les impacts économiques du blanchiment de capitaux, le rôle des institutions régionales et les stratégies d’implication de la jeunesse dans la lutte contre ces phénomènes transnationaux.
Au terme des délibérations, le premier prix a été attribué à Jean Silas Étienne Hounkpatin du Bénin avec 243 points. La deuxième place est revenue à Dicenhizi Divine E. Gaman de la Côte d’Ivoire avec 208 points, suivie de Marcos Daniel Pinto Delgado de Cabo Verde avec 207 points. Les autres candidats ont également été salués pour la qualité de leurs prestations et leur maîtrise des enjeux liés à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Les lauréats ont reçu des distinctions composées de plaques, d’ordinateurs portables et de récompenses financières allant de 500 à 1 000 dollars américains pour les trois premiers. Les autres participants ont bénéficié d’ordinateurs portables et de certificats de participation, en reconnaissance de leur engagement académique.
Au-delà de la compétition, cette sixième édition traduit la volonté du GIABA de constituer un vivier d’étudiants et de jeunes chercheurs mieux informés et davantage engagés dans la promotion de l’intégrité financière. À travers cette initiative, l’institution régionale consolide son rôle de leader dans la prévention des flux financiers illicites et renforce la coopération entre structures communautaires, autorités nationales et universités, au service d’un développement sécurisé et durable en Afrique de l’Ouest.
@Gapola





