Le Togo est une nouvelle fois confronté à un drame qui bouleverse le monde de l’éducation. Aglo Mariya, candidate au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), a été retrouvée morte par pendaison à Bassar, dans la préfecture de Bassar. Les circonstances exactes de son décès restent à élucider et une enquête devrait permettre d’établir les faits.
Ce drame intervient quelques jours seulement après le suicide d’une élève en classe de Première au lycée Kpodzi de Kpalimé. La jeune fille s’était donné la mort après avoir appris qu’elle n’avait pas été admise au BAC 1, un événement qui avait suscité une vive émotion à travers le pays.
La disparition d’Aglo Mariya ravive ainsi les interrogations sur la pression psychologique à laquelle sont confrontés de nombreux élèves à l’approche ou à la publication des résultats des examens. Si le lien entre son décès et les résultats du BEPC n’a pas été officiellement établi, la succession de ces deux tragédies relance le débat sur la nécessité d’un meilleur accompagnement psychologique des apprenants.
Enseignants, psychologues et acteurs de la société civile appellent depuis plusieurs années à renforcer les dispositifs d’écoute dans les établissements scolaires. Ils rappellent qu’un échec à un examen ne saurait déterminer l’avenir d’un élève et plaident pour une plus grande sensibilisation des familles afin de réduire la pression exercée sur les candidats.
Ces deux drames, survenus en l’espace de quelques jours, interpellent les autorités éducatives et sanitaires sur l’urgence de développer une véritable politique de prévention en matière de santé mentale en milieu scolaire.
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