L’Union des Forces de Changement (UFC) a tenu, samedi 8 août 2026, son 10ᵉ Congrès ordinaire à la Place Nathanaël à Lomé. Venus de différentes préfectures du Togo, les délégués du parti se sont réunis autour du thème : « De l’Ablodé au développement harmonieux », avec au menu l’adoption de nouveaux textes, l’examen des rapports d’activités et financier, ainsi que le renouvellement des instances dirigeantes.
La rencontre a été présidée, à l’ouverture comme à la clôture, par Sena Alipui, vice-président de l’UFC et ministre chargé de l’Eau et de l’Assainissement, représentant statutaire et spécial du président national du parti, Dr Gilchrist Sylvanus Olympio.
L’UFC revisite l’héritage de l’Ablodé
Dans son intervention d’ouverture, Sena Alipui a félicité les congressistes, les responsables sortants, le Comité d’organisation ainsi que les militants et sympathisants de l’UFC. Il leur a transmis les salutations du président national, Gilchrist Sylvanus Olympio.
S’appuyant sur la signification historique du terme « Ablodé », le vice-président de l’UFC a souligné la nécessité pour le parti de traduire cet héritage politique en engagement concret en faveur du développement du Togo.
Auparavant, François Komi Essolabinam Lokadi, vice-président de la CENI, vice-président de l’UFC et président du Comité d’organisation du Congrès, avait souhaité la bienvenue aux participants et aux invités. Il a appelé les congressistes à garder à l’esprit l’intérêt supérieur du pays, résumé par une formule : « Le Togo d’abord ».
Le secrétaire général du parti, Edward Teddy Mensah, a ensuite présenté le bilan des travaux préparatoires du Comité d’organisation et rendu hommage à ses membres.
Une réflexion sur le sens historique de l’Ablodé
Le thème du congrès a fait l’objet d’une communication présentée par Emmanuel Vivien Tomi, porte-parole de l’UFC et président de la Commission des finances et des affaires juridiques de la commune d’Agoè-Nyivé 3.
Le communicateur a notamment expliqué l’origine et la portée du terme « Ablodé », mot d’origine éwé signifiant notamment indépendance, liberté complète ou émancipation.
Selon son exposé, le terme aurait été prononcé dans l’espace public et politique togolais en 1945 par le Révérend Pasteur Samuel Ataklo, lors d’un prêche à la Mission protestante de Lomé, alors connue comme la Mission de Brême. Le mot sera ensuite popularisé comme cri de ralliement des nationalistes togolais engagés dans la lutte pour l’indépendance.
Pour l’UFC, l’enjeu consiste désormais à faire le lien entre cet héritage historique et les défis contemporains du développement du pays.
Les nouveaux textes adoptés
Après la cérémonie d’ouverture, les congressistes ont mis en place le présidium des travaux, dirigé par François Komi Lokadi, assisté de deux rapporteurs : Edward Teddy Mensah et Urbain Apélété Adjanoh.
Les rapports moral et d’activités, présenté par Edward Teddy Mensah, et financier, présenté par Gaëtan Doh Mawukplonam Ahoomey-Zunu, ont été soumis à l’examen du Congrès et validés.
Les participants ont ensuite examiné les propositions d’amendement des Statuts et du Règlement intérieur. Au terme des débats, les nouveaux textes ont été adoptés.
Parmi les principales réformes figure notamment le passage de la durée du mandat du Bureau Directeur et du Comité des Sages de trois à cinq ans.
Gilchrist Olympio reconduit à la tête de l’UFC
L’un des temps forts du 10ᵉ Congrès a été l’élection des nouvelles instances dirigeantes du parti. Les congressistes ont adopté à l’unanimité la nouvelle composition du Bureau Directeur, désormais réduit à 23 membres contre 33 précédemment.
À la tête de l’UFC, Dr Gilchrist Sylvanus Olympio conserve la présidence nationale.
Il est secondé par Sena Alipui, élu Premier vice-président, tandis que François Komi Essolabinam Lokadi devient Deuxième vice-président.
Les autres vice-présidences sont confiées à Gaëtan Doh Mawukplonam Ahoomey-Zunu, Gnokou Pandam et Kolan Baroma.
Edward Teddy Mensah conserve le poste de secrétaire général, tandis que Kodjotsè Adzoyi est élu trésorier général.
Autre évolution notable, les fonctions précédemment attribuées aux responsables chargés des dames et de la jeunesse sont désormais érigées en vice-présidences. Elles sont respectivement confiées à Léonardina Rita De Souza et Mohamed Azoumah.
Emmanuel Vivien Tomi devient, pour sa part, porte-parole du parti.
Quatre personnalités sont nommées conseillers spéciaux : Elise Yendoubam Dzotsi, Gilbert Sedoufia Afangbedji, Dr Amani Koumagnanou et Essi Marie-Claire Johnson.
Le Bureau Directeur comprend également Urbain Apélété Adjanoh au poste de secrétaire général adjoint et Essi Sissoto Hilary Nomenyo comme trésorière générale adjointe, ainsi que six conseillers.
Un Comité des Sages élargi
Le Congrès a également procédé au renouvellement du Comité des Sages, dont l’effectif passe de cinq à sept membres.
L’ancien député, ancien président du groupe parlementaire UFC et ancien candidat à l’élection sénatoriale Martin Adjeodah Aholou en prend la présidence. Il est secondé par Justin Kondo comme vice-président.
Djabène Douti est élu secrétaire du Comité des Sages. Les autres membres sont Augustin Nicoue Akouete, Nassouma Bouchiratou, Anani Kpomegbe et Dometo Dedry.
Des partis politiques invités saluent le nouveau Bureau
La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de responsables et représentants de plusieurs formations politiques, ainsi que de représentants des autorités traditionnelles et administratives.
Les partis UNIR, CPP, MCD, PDR, PDP, CAR, CLE et NET ont notamment répondu à l’invitation de l’UFC.
Représentant le président national d’UNIR, Faure Essozimna Gnassingbé, l’ancien député et ancien ambassadeur du Togo en Chine, Yao Bloua Agbo, a adressé ses félicitations au président national de l’UFC ainsi qu’aux nouvelles instances dirigeantes.
Dans son intervention, il a également rappelé la portée de l’Accord des Braves signé entre Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio. Il a salué les efforts de l’UFC et appelé les congressistes à poursuivre leur engagement aux côtés des autres formations politiques républicaines pour relever les défis du développement du Togo.
Des messages similaires ont été délivrés par les représentants des autres partis invités, notamment Adrien Boléti Akouété, président national de la CPP, Innocent Kagbara, président national du PDP, Mohamed Tchassona, président national du MCD, et Jules Amim, président national du NET.
« De l’Ablodé au développement harmonieux »
Après les différentes interventions, le Premier vice-président de l’UFC, Sena Alipui, a prononcé le discours officiel de clôture du 10ᵉ Congrès ordinaire.
La rencontre s’est achevée selon le cérémonial prévu, avec l’exécution de l’hymne national du Togo, l’hymne de l’UFC et une minute de silence en mémoire des disparus.
À l’issue de ce congrès, l’UFC se dote ainsi d’un Bureau Directeur de 23 membres, toujours placé sous la direction de Gilchrist Sylvanus Olympio, et d’un Comité des Sages de sept membres.
À travers le thème : « De l’Ablodé au développement harmonieux », le parti entend désormais inscrire son héritage historique dans une dynamique tournée vers les enjeux de développement et l’avenir du Togo.
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