Accueil » À l’Université de Lomé, les sciences sociales au cœur des enjeux d’intégration en Afrique de l’Ouest

À l’Université de Lomé, les sciences sociales au cœur des enjeux d’intégration en Afrique de l’Ouest

Rédigé par : Gapola

La Faculté des Sciences de l’Homme et de la Société (FSHS) de l’Université de Lomé (UL) est en Journée scientifique. La 5ᵉ édition de cette rencontre universitaire a réuni jeudi 21 mai 2026, à Lomé, des enseignants-chercheurs, ainsi que des étudiants de la FSHS, des experts et des acteurs institutionnels autour du thème : « Frontières, intégration et développement en Afrique de l’Ouest à l’ère des crises sécuritaires : quelle contribution des sciences sociales ? ».

S’inscrivant dans le cadre de la promotion de la recherche en sciences sociales et du dialogue interdisciplinaire sur l’intégration régionale et les crises sécuritaires et de la célébration des 50 ans de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la rencontre se veut un espace de réflexion visant à interroger les dynamiques régionales, à analyser les défis sécuritaires et à proposer des pistes de solutions durables. Une question centrale s’impose alors : face aux défis transfrontaliers, comment renforcer les liens entre les États ?

Dans son allocution, le Prof Edinam Kola, doyen de la FSHS et professeur titulaire de la Géographie, a souligné que : « les questions d’intégration et de sécurité concernent directement les sciences humaines et sociales car derrière chaque crise se trouvent des réalités humaines, culturelles, historiques, économiques et politiques qu’il faut analyser avec rigueur ».

De son côté, le vice-doyen de la FSHS, Kokou Folly Lolowou Hetcheli, a mis en lumière la pertinence du thème dans un environnement sous-régional en pleine mutation.

« Cette rencontre s’inscrit dans une actualité marquée par des recompositions géopolitiques, des défis sécuritaires persistants et des tensions frontalières, mais aussi par des aspirations renouvelées à l’intégration », a-t-il déclaré.

Insistant sur le rôle de l’université, il ajoute qu’Il ne s’agit pas seulement de décrire les frontières, mais de comprendre comment elles peuvent devenir des espaces d’intégration, de coopération et de développement territorial.

« Les crises sécuritaires, les replis souverainistes et les fragilités institutionnelles interrogent la portée effective du projet communautaire », a- t-il indiqué.

Dans ce contexte, la recherche universitaire est appelée à jouer un rôle stratégique, éclairer la décision publique, nourrir la réflexion collective et proposer des alternatives fondées sur des analyses rigoureuses.

Pour le prof Kola, la décision du président du Conseil, Faure Gnassingbé, d’exempter de visa les ressortissants africains est une initiative « salutaire et visionnaire ».

Selon lui, cette mesure constitue un levier important pour renforcer l’intégration régionale et pourrait inspirer d’autres États et favoriser la disparition progressive de certaines frontières héritées de l’histoire coloniale.

Prenant la parole, Kossiwa Zinsou- Klassou, ancienne ministre de la l’Action sociale, de la solidarité et de la promotion, représentante de la vice-présidente de l’UL, cette journée s’inscrit dans le cadre des activités  de la célébration du cinquantenaire de la CEDEAO.

« Ces cinquante années ont permis de construire des ponts entre les États, mais de nombreux défis subsistent », a-t-il exprimé.

Au-delà des communications scientifiques, la journée a servi de cadre d’échanges et de collaboration entre chercheurs et acteurs institutionnels.

Nicole MLAGA

A lire aussi...

Laissez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. AcceptER Lire Plus....

Politique de confidentialité et de cookies